Un pas en avant pour Saint-Paul

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Inférieurs à leur adversaire dans le jeu, les protégés de Nobel et Eder obtiennent un nul (1-1) sur le terrain de la seconde garniture chênoise qui a encore besoin de points pour être totalement tirée d’affaire.

C’est pour défendre sa place sur le podium que Saint-Paul se déplaçait aux Trois-Chênes pour y affronter la seconde garniture chênoise, une équipe jamais facile à manier et, qui plus est, possède la meilleure défense du championnat. Au terme d’une rencontre qu’ils n’ont pas réussi à dominer, les Collongeois ont réussi à tirer un point de ce déplacement toujours compliqué.

Chênois : les aléas d’une seconde équipe

Les deux équipes sont arrivées à ce match avancé dans des conditions différentes. Si Eder et Nobel avaient 24 joueurs à disposition (6 non convoqués et 4 autres sur la feuille de match qui n’ont pas pu jouer), Patrick Schmid a dû faire avec les moyens du bord pour faire sa composition, entre les joueurs qui sont montés avec la première équipe et ceux qui sont allés aider les A inter mercredi soir pour sauver leur catégorie, en passant par les blessures… Les risques d’une seconde équipe, en somme.

Chênois, le jeu. Saint-Paul, le métier

Sur cette belle pelouse des Trois-Chênes toujours bien entretenue, les locaux ont pu demontrer leur jouerie contre une équipe de Saint-Paul ayant beaucoup de mal à conserver le ballon. Les protégés de Patrick Schmid ont juste pêché de maladresse dans le dernier geste. A ce jeu-là, c’est Yameogo, très remuant entre les lignes, qui a pu faire trembler les filets à trois reprises. La plus nette des tentatives de l’ancien ugéiste, s’étant débarrassé du gardien Tombeur, est stoppée par un retour miraculeux d’Amassas alors que le ballon n’attendait qu’à être poussé au fond des filets.

Bottinelli et Innouch au duel

Les Saint-Paulois, uniquement dangereux sur des tentatives lointaines de Cardoso en première mi-temps, vont pourtant ouvrir le score en tout début de seconde période : sur un centre précis du blond capitaine Aubert, c’est ce même Cardoso qui, esseulé dans les cinq mètres, place sa tête pour tromper Pietrini (49′).

Steve Cardoso, auteur de l’ouverture du score

À ce moment-là, Chênois est une nouvelle victime de la fatidique mais véridique théorie du football qui stipule que « dominer n’est  pas gagner ». Comme le reconnaîtra à juste titre Patrick Schmid en fin de match, « je regrette d’avoir pris le but en premier parce que sinon je pense qu’on aurait passé l’épaule ».

Les jeunes pensionnaires des Trois-Chênes vont cependant réagir dans la foulée par Jimenez. Celui-ci manque tout d’abord son face-à-face avec Tombeur qui sort une main magistrale. Mais quelques minutes plus tard, le numéro 9 local profite d’un ballon mal dégagé dans la défense des visiteurs pour fusiller Tombeur et égaliser à 1-1 (58′).

Chênois II, qui avait plus besoin des 3 points que son adversaire du jour, va pousser en fin de match pour tenter d’obtenir le Graal. Cependant, cette solide équipe de Saint-Paul, à défaut de produire du jeu, a bien tenu le coup pour décrocher ce 1-1, résultat final.

El Zahar et Boudjema se disputent un ballon

Saint-Paul sauvé ?

Ce nul arrange davantage Saint-Paul que Chênois qui, du haut de ses 24 points et sa 8ème place, n’est pas encore tiré d’affaire dans ce championnat, même s’il faudrait un réel concours de circonstances pour voir cette  équipe perdre sa catégorie.

Patrick Schmid analysait au terme de la rencontre : « L’équipe s’est bien donnée et, au vu des efforts fournis et du jeu présenté, on méritait mieux que ce nul qui ne fait pas avancer. On s’était conditionné pour gagner mais malheureusement, on manque de lucidité et d’un peu de chance pour faire la différence quand il le faut. Saint-Paul est solide mais ils étaient largement prenables, ils n’ont pas eu beaucoup d’occasions. Mais bravo à eux pour leur joli parcours. »

Du côté des visiteurs, Marcel Nobel reconnaissait que « le système de jeu de Chênois a fait que nous n’avons pas réussi à produire du jeu nous-mêmes ». Des propos confirmés par son collègue Florian Eder, qui rajoute : « Chênois était plus rapide, plus vif, plus agressif ».

Pointant désormais à la 5ème place du classement avec 30 points, il est de sens commun de considérer Saint-Paul maintenu dans la catégorie. Tout le monde ? Pas vraiment. La prudence légendaire des entraîneurs de la Californie nous dit le contraire : « Tant qu’il y aura des possibilités mathématiques de voir 3 relégués genevois de 2ème inter, donc 4 relégués de 2ème ligue, nous ne nous considérons pas sauvés ». Nous, en tout cas, nous sommes prêts à parier notre chemise sur le maintien de cette sympathique équipe qui, avec 6 joueurs d’origine maghrébine dans la 11 initial, se porte très bien… et sans quotas !

CS CHÊNOIS II – FC SAINT-PAUL   1-1 (0-0)
Stade des Trois-Chênes (terrain principal), environ 50 spectateurs

Buts : 49’ Cardoso 0-1, 58’ Jimenez 1-1

Chênois II (4-2-3-1) : Pietrini – El Zahar (77’ Roten), Bottinelli (72’ Chevalier), André, Njikam – Chauveau, Huguenin © – Buhler, Yameogo, Matutala (60’ Mainane) – Jimenez.
Entraîneur : Patrick Schmid

Saint-Paul (4-4-2) : Tombeur – Aubert ©, Amassas (67’ Gautier), Nobel, Al Lagmich – Hadj (65’ N. Liegeois), Yaghcha, F. Liegeois (80’ Levet), Boudjema – Cardoso, Innouch.
Entraîneurs : Florian Eder et Marcel Nobel

Avertissements : El Zahar (Chênois II), Al Lagmich, Nobel et Cardoso (Saint-Paul)

 

Photos : IV Sport

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