Benjamin Besnard : « Mon rêve, c’est de jouer en Super League »

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A la veille de la reprise du championnat de 1ère ligue promotion, le jeune et prometteur attaquant nous parle, entre autres, de son nouveau club, l’Etoile Carouge. Interview.

Chez les Besnard, le football est une affaire de famille. Fils de Gilles Besnard (ex-Servette, Lausanne, Carouge) et neveu de Pascal Besnard (ex-Servette, Yverdon), Benjamin Besnard est à son tour en train de se faire un nom dans le milieu du football. A seulement 19 ans, l’un des attaquants les plus prometteurs du canton découvre dès cet été sa quatrième équipe d’actifs puisqu’il vient de signer à l’Etoile Carouge, après avoir porté les couleurs de Perly, Grand-Lancy et UGS, club où il a véritablement pris son envol.

Le jeune buteur a déjà fait trembler les filets lors des matchs de préparation sous les couleurs carougeoises et espère le faire dès mercredi pour la reprise du championnat. A la Fontenette, il découvrira une nouvelle catégorie de jeu, la 1ère ligue promotion, où il espère pourvoir s’imposer au sein de l’attaque carougeoise… et suivre les traces de son père et son oncle.

 

Salut Benjamin, peux-tu te présenter à nos lecteurs de Proxifoot ?
Bonjour, je m’appelle Benjamin Besnard et j’ai 19 ans. J’ai commencé avec les actifs à Perly en 2ème ligue inter, ensuite en 1ère ligue à Grand-Lancy et là je viens de finir la saison avec UGS. Je joue actuellement au poste d’attaquant à l’Etoile Carouge. En dehors, j’ai obtenu mon diplôme d’ECG et durant l’année qui va suivre, je compte avoir ma maturité en santé pour pouvoir entrer à l’école de Physiothérapie.

Comment se passe ton adaptation au sein de l’équipe d’Etoile Carouge ?
Mon adaptation dans l’équipe se passe très bien, on est un groupe jeune et sain. Je connais la plupart des joueurs et les plus anciens ont su me mettre à l’aise dès le début. Je me sens donc très bien dans cette équipe. Les entraînements sont soutenus et de qualité avec un très bon entraîneur, ce qui me permet déjà de progresser et de me sentir bien sur le terrain. Mais encore, les infrastructures sont superbes, on a tout à disposition pour se sentir bien et reproduire notre bon ressenti sur le terrain.

Besnard et ses coéquipiers avant le match amical contre Southampton (Photo: OneClick-Photo)

Y a-t-il un côté plus « pro » à Carouge que dans les autres clubs que tu as connus jusqu’à présent ?
Oui, bien entendu. D’une part, la qualité ainsi que le nombre d’entraînements se démarquent du côté plus amateur de mes anciens club. Il est vrai que quand je jouais en M-16, M-17 et début des M-18 à Servette, il y avait déjà un cadre un peu plus pro mais ça n’a rien de comparable avec la première équipe. Ici, tout est plus sérieux, les joueurs le sont plus également et on voit qu’il y a une envie de jouer le plus haut possible pour certains joueurs, contrairement à certains de mes anciens coéquipiers qui n’avaient pas cet objectif. De plus, on est traité comme des pros, on nous lave toutes nos affaires, les terrains sont magnifiques, on a le sauna dans le vestiaire et les physios et masseurs sont là quand on en a besoin. Tout est fait pour qu’on soit mis dans les meilleures conditions possibles. Enfin, notre entraîneur est un entraîneur d’expérience qui est engagé comme professionnel et qui a le diplôme qui lui permet d’entraîner n’importe quelle équipe au monde. C’est rassurant et on travaille correctement.

Y a-t-il des objectifs fixés par l’entraîneur Jean-Michel Aeby pour cette nouvelle catégorie de jeu en ce qui concerne l’équipe ? Et individuellement parlant, qu’attend-il de toi ?
En ce qui concerne l’équipe, l’objectif de l’entraîneur et celui du club est tout d’abord le maintien. Ensuite, il veut qu’on joue au sol le plus possible, il nous demande un placement tactique en fonction de notre système de jeu et de rester compact défensivement. En ce qui me concerne, il attend de moi que je marque des buts, que je me positionne correctement sur le terrain avec ou sans ballon et de faire les bons choix..

Vous avez affronté Southampton (Premier League anglaise) en match amical. C’était une expérience enrichissante ?
Oui bien sûr, de pouvoir jouer contre une équipe de prestige comme Southampton, c’est une chance et une très bonne expérience personnelle. En jouant contre une équipe de très haut niveau comme celle-ci, je pense qu’on peut ainsi mieux connaître son propre niveau. On peut mieux analyser nos points forts et nos points faibles. On peut aussi voir d’une façon plus concrète comment joue une équipe de ce niveau sur le terrain, car ce n’est pas du tout pareil qu’à la télévision.

Avec Perly puis Grand-Lancy (Photos: OneClick-Photo)

Tu as connu une progression constante avec la 2ème ligue inter, la 1ère ligue et maintenant la 1ère ligue promotion. Jusqu’où penses-tu pouvoir arriver ?
Je ne peux pas savoir jusqu’où je vais pouvoir arriver. En revanche, mon rêve et mon objectif depuis que je suis tout petit, c’est de pouvoir jouer en Super League, donc je vais continuer à travailler et mettre toutes les chances de mon côté pour pouvoir atteindre ce but. De plus, si j’arrive à atteindre cet objectif, je pourrai ainsi jouer au même niveau que celui de mon oncle et mon père à l’époque et c’est une chose importante pour moi. Après, je ne me fais pas trop d’illusions, je pense d’abord au présent et on verra bien où ça va me mener. Je pense que, durant cette saison, je vais encore apprendre beaucoup de bonnes choses et que, quoi qu’il arrive, elle me sera que bénéfique..

Justement, le fait d’avoir un père et un oncle qui ont joué à haut niveau, est-ce que cela te met la pression ? Ça doit beaucoup parler foot à la maison, non ?
Non ce n’est pas une pression, je dirais plutôt que c’est une motivation supplémentaire. Quand je suis dans la difficulté et que ça va moins bien, ça me permet de me dépasser et de ne jamais baisser les bras. A la maison, ça parle foot mais pas tant que ça. Je discute avec mon père de temps en temps sur mes prestations, sinon c’est sur les différents matchs des championnats européens. Mes parents m’ont toujours énormément soutenu dans le foot, mais ils n’ont jamais été du genre à prendre des décisions pour moi ou à vouloir me diriger vers certains clubs. Mon père me conseillait et me conseille encore mais depuis tout petit je me suis toujours débrouillé tout seul dans mes choix..

L’année dernière, tu as marqué 15 buts en 1ère ligue avec UGS, alors que tu n’avais que 18-19 ans. T’attendais-tu à autant faire trembler les filets ?
Non je ne m’attendais pas forcément à marquer autant de goals. Mais pour un attaquant je pense qu’il est important de pouvoir se fixer des objectifs personnels. En arrivant, mon premier objectif était de jouer au moins 20 matchs titulaire. Ensuite, j’espérais pouvoir marquer d’abord 10 goals et, après la fin du premier tour, je voulais passer dans les 15 voire au-dessus. Mais je venais de finir une saison avec Grand-Lancy où je n’avais pas eu beaucoup de temps de jeu, donc, en arrivant à UGS, je ne m’attendais donc pas forcément à marquer 15 buts.

Sous les couleurs violettes, il fait trembler les filets 15 fois (Photo: IV Sport)

Quel est le meilleur souvenir jusqu’à présent de ta jeune carrière ?
Je n’ai pas tellement de meilleur souvenir mais si je devais choisir, ce serait certainement d’avoir gagné les championnats avec la « Team Severac » et d’avoir fait les finales à Bâle. Mais dernièrement, je dirais la victoire aux penaltys face à Yverdon.

 

 

BIO EXPRESS

Date de naissance : 29 décembre 1992

Jusqu’en 2009 : Juniors à Meyrin, Plan-les-Ouates, Signal Bernex, Servette M-16, M-17, M-18
2009-2010 : FC Perly-Certoux, 2ème ligue inter
2010-2011 : FC Grand-Lancy, 1ère ligue
2011-2012 : FC UGS, 1ère ligue
Depuis 2012 : Etoile Carouge FC, 1ère ligue promotion

 

Un club : Real Madrid
Un stade :
Parc des Princes
Un entraîneur :
Laurent Blanc
Un joueur :
Karim Benzema
Un plat :
Les crêpes
Un film :
Gladiator
Un chanteur/groupe : 
J’écoute de tout mais je dirais Rohff / Linkin Park
Une femme :
Alessia

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Photo de couverture: Etoile Carouge-Southampton (OneClick-Photo)

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