Luis Moës : « Le match de 2004 contre Bâle est probablement le plus beau souvenir du club »

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Plus de 10 ans plus tard, Meyrin accueille Bâle en coupe suisse. Retour sur les préparatifs avec Luis Moës, secrétaire général du club qui était sur le terrain en 2004.

Le grand FC Bâle est de retour à Genève. Et plus concrètement, au Stade des Arbères, où les Rhénans avaient déjà affronté le CS Italien l’année dernière (victoire 0-4). Cette fois, c’est le Meyrin FC qui aura l’honneur d’accueillir l’équipe que tout le monde voulait au tirage au sort de ces 1/32 de finale de la coupe suisse. En 2004, les Meyrinois, entraînés alors par Jean-Michel Aeby, s’étaient inclinés 1-3 face à l’ogre bâlois en 1/16 de finale. Mais de l’eau a coulé sous les ponts : si Bâle est toujours aussi grand, le Meyrin FC n’évolue plus en Challenge League mais trois ligues plus bas, en 2ème ligue interrégionale. Vous l’aurez compris, il n’y a plus une mais quatre ligues d’écart entre les deux formations qui s’affronteront samedi au Stade des Arbères.

Or, l’excitation de recevoir le club suisse de référence est tout aussi grande, si ce n’est plus. Joueur de la formation meyrinoise qui avait fait trembler les Bâlois en 2004 –il y avait 1-1 à la 70ème minute–, Luis Moës est aujourd’hui secrétaire général du club des Arbères. La personne idéale pour parler de l’affiche de samedi.

 

Proxifoot : Luis, quels souvenirs gardes-tu de cette rencontre de 2004 ?
Luis Moës : Au niveau de l’équipe et du club, c’est probablement le plus beau souvenir ! Il y avait 3800 personnes dans l’ancien stade, au Bois-Carré. Au niveau personnel, pas trop : je me suis fait les croisés lors de ce match suite à un coup de Scott Chipperfield. J’ai pu rejouer deux matchs encore mais ils ont fini par lâcher à l’entraînement.

On imagine que c’est la course aux préparatifs cette semaine…
En fait, c’est la course depuis qu’il y a eu le tirage au sort déjà… On a commencé à tout mettre en place dès qu’on a su qu’on allait recevoir Bâle. C’est une grosse organisation, les gens ne se rendent pas compte. Au niveau de la sécurité, c’est un énorme travail de coordination avec la police.

Est-ce que vous avez consulté des clubs amateurs du canton qui ont déjà accueilli une Super League, comme le CS Italien la saison passée ?
Oui, nous avons consulté le CS Italien qui a organisé le match de l’année dernière aux Arbères. Eux aussi nous avaient consultés parce que nous avons l’habitude, avec Marco Di Palma, d’organiser des matchs internationaux des sélections juniors aux Arbères. Nous avons déjà pas mal d’expérience mais une affiche pareille, c’est autre chose.

Combien de personnes oeuvrent à l’organisation de ce match ?
Nous sommes presque 300 : les juniors du club, les membres, le comité, les joueurs de la première…

Et concernant l’affluence, avez-vous des objectifs ?
C’est dommage de devoir jouer si tôt dans la saison. Je pense qu’au mois de septembre, nous aurions pu compter sur 1500 personnes de plus. 2000 spectateurs, ce serait déjà très bien samedi…

Luis-Moes-2010

Moës, avec le maillot meyrinois en 2010

Le contexte a changé par rapport au match de 2004…
Oui, nous étions en Challenge League, nous avions une belle équipe. Nous avions perdu seulement 3-1 face à une équipe de Bâle impressionnante avec Rossi et Gimenez en attaque. Aujourd’hui, Meyrin est en 2ème ligue inter, nous repartons avec des jeunes, les joueurs d’expérience sont restés. Et Bâle reste une grosse équipe.

Comment les joueurs de Meyrin abordent-ils le match ?
J’ai parlé avec Jean-Philippe Lebeau, l’entraîneur, qui insiste sur le fait de prendre du plaisir. Ils ne pensent à ce match que depuis mardi car il y avait le championnat le week-end dernier. Je suis allé à l’entraînement et ils ont l’air super motivés. Ils travaillaient une tactique défensive, ce qui est normal quand tu as un tel adversaire en face.

Vous êtes des privilégiés, n’importe quel club amateur rêve de tirer le FC Bâle en coupe suisse.
C’est un honneur et nous sommes fiers de les accueillir. Ils nous ont communiqué cette semaine qu’il y aura entre 600 et 700 supporters bâlois qui feront le déplacement, mais je pense un peu moins. Parmi eux, il y en aura entre 100 et 200 considérés comme dangereux. Demain, nous avons une dernière séance à ce sujet. Au niveau de la sécurité, il ne faudra aucune faille.

Pour finir, un pronostic ?
Cela va être très très compliqué… On peut toujours espérer un miracle mais ce serait déjà bien de ne pas subir une défaite trop lourde.

Affiche-Meyrin-Bale

Photos : Meyrin FC et IV Sport

 

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