Samuel Singarella : « Tout le monde sait que l’on veut monter »

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Grâce à un premier tour frisant la perfection, le FC Versoix se dirige tout droit vers la 2ème ligue. L’entraîneur Samuel Singarella fait le point à mi-parcours.

A la suite d’une relégation douloureuse subie en 2014, le FC Versoix n’est pas passé loin d’une remontée express sous la houlette de Patrick Terrier. Malheureusement, les « Blues » ont échoué à deux reprises au poteau : une fois derrière Interstar et une autre derrière Kosova. Un changement d’entraîneur a eu lieu cet été dans le but de donner un nouveau souffle à l’équipe et le flambeau a été transmis à Samuel Singarella. L’ancien mentor d’Etoile Carouge II a pour mission de retrouver la 2ème ligue dès cette saison. A mi-chemin, tous les voyants sont au vert puisque ses joueurs ont largement dominé le premier tour avec 29 points engrangés sur 33 possibles, concédant seulement deux matchs nuls. Retour sur cette belle moitié de saison avec le nouvel homme fort du club de la Becassière.

 

Samuel, quel premier tour de ton équipe !
J’avoue que je n’aurais pas pu espérer mieux. Le bilan de ces quatre premiers mois de compétition est plus que positif. Même avec les nombreuses blessures que nous avons subies, notamment celles ayant touché certains cadres de l’effectif, les joueurs ont tous répondu présents. Ces 29 points sont la consécration du bon travail et de l’investissement de chacun. Le groupe est là, il joue et tout le monde tire à la même corde. Je suis très fier de notre parcours jusqu’à maintenant, mais attention, nous ne sommes qu’à la moitié, tout reste encore à faire.

Vous terminez en boulet de canon en battant notamment vos deux concurrents directs Genève-Poste et Chênois II, une belle preuve de force.
Ces deux victoires ont démontré que nous étions vraiment prêts. Avant ces deux derniers matchs couperet, il était compliqué de tirer un véritable bilan sur notre performance globale. Les deux matchs nuls concédés à domicile face à Saint-Paul et Lancy avaient quelque peu réveillé nos vieux démons de l’an dernier. De plus, ces deux rendez-vous cruciaux de fin de saison sont arrivés juste après notre match de coupe face à City où nous l’emportons après 120 minutes d’efforts. Nous ne pouvions pas mieux terminer. Ces trois victoires, en comptabilisant City, vont nous donner beaucoup de confiance avant d’aborder le second tour. Mais attention, comme je l’ai dit, tout reste encore à faire. En mars, c’est un nouveau championnat qui commence, tu ne sais pas comment vont se renforcer les autres équipes et à qui tu auras à faire.

Qui est le principal concurrent du FC Versoix pour la promotion ?
Notre principal concurrent est nous-mêmes. Il y a beaucoup d’attente autour de notre équipe, tout le monde sait que l’on veut monter. Nous devrons donc redoubler de concentration et d’efforts pour ne pas flancher au second tour. Mentalement, nous devrons faire attention à nos préparations de matchs et également à bien les gérer. On doit avoir peur de nous. C’est sûr que Genève-Poste et Chênois II ont de très belles équipes et d’excellentes individualités, mais si nous restons investis comme nous l’avons été jusqu’à présent, il ne devrait pas y avoir de raison de ne pas monter. Prenons match après match et surtout ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué… Au moins, cette année je pourrai manger le pannettone (rires) !

Quel est le moment marquant de ce premier tour ?
Sans aucun doute, notre victoire face à Avanchet. Je sais que cela peut paraître bizarre, mais ce jour-là, j’ai senti qu’il y avait eu un déclic. Nous venions d’être accrochés par Lancy la semaine précédente. Nous n’abordions pas cette rencontre en totale confiance et nous sommes passés à côté du début à la fin. Pourtant, nous sommes ressortis de là-bas avec les trois points de la victoire, notamment grâce à un penalty arrêté par Piccirillo. Lorsque tu joues mal à ce point, mais que tu es capable de l’emporter, cela prouve que ton équipe est mentalement prête. Cette victoire obtenue dans la douleur a par ailleurs parfaitement lancé notre fin de saison puisque nous avons par la suite enchaîné 5 victoires consécutives.

Constates-tu une grande différence entre la 2ème et la 3ème ligue ?
Je trouve que la 3ème ligue est une catégorie de jeu très compliquée, surtout lorsque tu joues la promotion. Tu sais qu’il y a toujours deux ou trois équipes qui vont t’accrocher jusqu’au bout. Il est plus facile de se maintenir en 2ème ligue que d’y accéder, selon moi. On le voit bien d’ailleurs avec les équipes récentes qui ont obtenu leur promotion. Les trois premières équipes des deux groupes de 3ème ligue ont le niveau pour jouer dans un championnat de 2ème ligue. La différence est avant tout faite sur la préparation physique et sur le nombre d’entraînements réalisés chaque semaine. En 3ème ligue, certaines équipes ne s’entrainent que deux fois alors qu’au-dessus, c’est parfois quatre entraînements par semaine. L’impact physique est clairement différent.

Comment va se dérouler la préparation de ton équipe ? Des renforts en vue ?
Notre objectif principal est d’effectuer une bonne préparation hivernale. Nous reprendrons autour du 23 janvier avec sept semaines de préparation prévues. Généralement, il est plus facile de bien se préparer en hiver qu’en été, car personne n’est en vacances au moment de démarrer. J’ai d’ores et déjà programmé quatre matchs amicaux, dont un à la Maladière pour y affronter Neuchâtel. Nous partirons également quelques jours en camp, comme nous l’avons fait cet été à Montana dans le but de souder le groupe. Au niveau des transferts, nous allons peut-être accueillir un ou deux joueurs en test, mais je n’ai cependant pas envie de prendre pour prendre. Nous signerons un joueur uniquement s’il peut apporter quelque chose au groupe et si tout le monde au sein de l’équipe le voit d’un bon œil.

 

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Les Versoisiens sont notamment à la lutte avec Genève-Poste cette saison

 

 

Photos : C.M. Trigo

 






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