« Je n’avais jamais vu ça de ma vie, j’ai honte »

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Le match entre City et Benfica a été arrêté à moins d’un quart d’heure du terme. Les deux entraîneurs sont choqués et voient un risque de défaite de Benfica sur tapis vert.

Le football genevois nous a livré un triste épisode dimanche matin au Bois-des-Frères, lorsque la rencontre de 2ème ligue entre City et Benfica a été arrêtée à la 78ème minute (0-0). La raison ? Une barrage générale entre la majorité des 22 acteurs de la rencontre. Alors que ce duel entre deux équipes qui luttent pour le maintien était tendu mais dans l’ensemble correct, un accrochage entre deux joueurs a pris des proportions inédites.

Alors que l’action en question devait se terminer sur un carton rouge pour chacun des joueurs, un troisième protagoniste, à savoir le gardien de Benfica, a littéralement « pété un câble » et a traversé le terrain pour défendre son coéquipier de manière ultra violente. A partir de là, l’altercation s’est transformée en bagarre générale et il n’y avait plus rien à faire. « Une catastrophe, se lamente Auro Duarte, l’entraîneur de City, c’est parti dans tous les sens alors que le match était engagé mais correct jusque-là ». « C’était horrible, ajoute de son côté Bruno Rocha, le coach de Benfica. C’était impossible de calmer tout ça. Je n’avais jamais vu ça de ma vie. J’ai honte ».

Les deux entraîneurs, qui nous ont livré la même version des faits et qui ont tout essayé –en vain– pour freiner l’inexplicable escalade de violence, étaient « dégoûtés » de la tournure des événements qui ont fait plusieurs blessés. Certains ont même porté plainte. 

« Mon envie, c’est d’arrêter »

Concernant l’issue de la rencontre, l’ACGF prendra sa décision mercredi, mais tout semble indiquer que nous nous dirigerons vers une victoire par forfait du FC City selon les dires des deux coachs concernés. Un scénario qui placerait l’équipe du Bois-des-Frères au-dessus de la barre de relégation. « Nous aurons sûrement une amende car le match était chez nous, précise Auro Duarte. Ensuite, il faudra attendre la décision mais j’imagine qu’on gagnera le match par forfait ».

Même son de cloche chez Bruno Rocha, qui est conscient que son équipe risque de perdre le match sur tapis vert. Mais au-delà des trois points, c’est la sensation d’impuissance qui règne chez l’entraîneur portugais, dont l’investissement au sein du Sport Genève Benfica n’est plus à prouver. Lui qui s’est longuement battu pour redorer l’image du club et qui a réussi à monter l’équipe de 4ème en 2ème ligue, se retrouve aujourd’hui avec le sentiment d’avoir été trahi : « Sincèrement, mon envie c’est d’arrêter. Ce n’est pas pour ça qu’on est là, qu’on travaille toutes les semaines. On ne sait jamais ce qui peut se passer, mais mon idée aujourd’hui est de terminer le championnat, puis partir ». 

 

 

 

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