Trop fort pour la 3ème ligue, Versoix accède à l’échelon supérieur

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La troupe de Singarella s’impose facilement contre Champel II (3-0) et évoluera, en toute logique, en 2ème ligue la saison prochaine. Et il reste encore la Coupe genevoise. Interview du coach victorieux.

Le Municipal s’est embrasé et l’affaire était bouclée à la mi-temps. Mais y avait-il vraiment du suspense ? Autant sur ce match contre un Champel II désormais relégué en 4ème ligue (3-0 à la pause, également le score final) que sur la saison, la promotion du FC Versoix n’a jamais vraiment été remise en question. Ultra-favorite avant le début du championnat, l’équipe entraînée par Samuel Singarella depuis l’été dernier a répondu aux attentes. Après coup, il est facile de dire que c’est logique, mais combien d’équipes favorites n’ont pas confirmé ? Là est le mérite du coach versoisien et de son staff, toujours invaincu cette saison et demi-finaliste de Coupe contre Vernier (mardi, 20h30). Interview de Singarella, un entraîneur heureux.

 

Proxifoot : Samuel, être favori est une chose, mais le confirmer en est une autre, n’est-ce pas ?
Samuel Singarella : Oui, c’est clair, il faut le faire. C’était aussi comme ça l’année dernière, ça devait se jouer contre Kosova, puis ils se sont fait avoir et ont fini cinq points derrière. Et pourtant l’équipe était, à quelques joueurs près, pratiquement la même. Mais bon, cette année ça nous a souri, c’est comme ça.

Il reste deux journées et l’équipe est toujours invaincue. On imagine que c’est l’objectif pour les matchs à venir ?
Ah, oui ! C’est une motivation qu’ont déjà les joueurs. Moi aussi, je suis comme ça et je veux terminer sur une bonne note. On va travailler comme il faut jusqu’au bout pour essayer de terminer invaincus. La priorité, c’est mardi contre Vernier en demi-finale de la Coupe. Après, il y aura Chênois II en championnat, où c’est clair qu’on peut profiter de faire tourner notre bel effectif. Aux joueurs de montrer ce qu’ils ont dans le ventre sur ces derniers matchs, entre la Coupe, le championnat et la finale des champions de groupe de 3ème ligue. 

Si tu devais résumer cette saison, quels ont été les points-clés de cette réussite ?
C’est d’avoir déjà bien pu travailler avec le groupe au complet, apporter ce qu’il fallait comme joueurs nouveaux pour aller dans le sens du groupe. Il y a eu des matchs comme Avanchet au premier tour où on ne fait pas un bon match et on gagne. C’était important pour la confiance. Il faut savoir que quand on a démarré au mois de juillet, il y en a qui étaient au « fond des goals », ils n’avaient pas forcément envie de continuer car ils sortaient d’une descente en 3ème ligue et de deux échecs de promotion en 2ème ligue. Donc il fallait retrouver de la joie, redonner l’envie de recommencer. Avec le staff, on a été pointilleux là où il le fallait, avec la gestion du repos et l’apport du jeu à l’entraînement notamment. J’ai aussi tenu à garder le groupe. Il y a des entraîneurs qui arrivent quelque part et ramènent 5-6 joueurs et en virent 7-8. L’état d’esprit a été positif tout le long, le groupe a adhéré au message et on a retrouvé de la joie et de la bonne humeur. C’est ça les points-clés.

Il y a aussi une belle histoire qui s’est créée au sein du club, avec beaucoup de supporters, etc.
Oui, voilà. L’engouement des supporters apporte un plus. Samedi, ils devaient être 700, c’est magnifique.

Sordillo inscrit le 2-0 sur penalty

Tu as aussi pu compter sur un effectif de qualité. Un effectif de 2ème ligue avant l’heure.
Oui, c’est clair. On a un effectif de qualité mais on a vu des cas dans d’autres catégories où les entraîneurs avaient des effectifs de qualité mais dont le message ne passait pas. Ou alors les joueurs étaient mal gérés. Par exemple, chez nous, tu ne gères pas un Mergim Ferati comme tu en gérerais un autre. C’est un travail qu’on a fait avec le président Simon Pidancet et le staff, et je dirais qu’on a fait dans le juste. Ma chance, c’est que tout a été bien ficelé.

A titre individuel, tu n’étais pas forcément prêt à revenir dans le foot genevois l’année dernière. Maintenant, on imagine que t’es parti pour un moment ?
Quand on est parti avec ce projet, ça m’a tout de suite botté. Moi je pars normalement sur des projets de deux ans. Maintenant, on est en 2ème ligue, on va voir ce qu’on va faire. On va viser le maintien, et si ça se passe bien, pourquoi ne pas faire plus que deux ans ? Franchement, je suis bien à Versoix. Ça m’a fait du bien de revenir dans le foot régional, je suis vraiment content.

On imagine peu de changements pour l’année prochaine, n’est-ce pas ?
Oui, on a des joueurs de qualité, on va continuer avec eux. En temps voulu, on discutera avec les plus « anciens », qui sont peut-être un peu fatigués parce que ça fait longtemps qu’ils sont là. Mais on va parler avec tout le monde pour essayer d’en garder un maximum et repartir avec un groupe aussi sain. Et s’il faut compléter, on complètera.

Les anciens justement, il y a beaucoup d’enfants du club qui ont été importants dans cette aventure.
La semaine avant le match, la page du club a ressorti des photos de ces anciens quand ils étaient en juniors ici. Il y en a une dizaine, ils sont toujours là. Cela prouve qu’ils sont bien à Versoix. Et on va continuer comme ça, il y a des juniors A qui intégreront le groupe cet été. Je reste formateur dans l’âme, on ne va pas aller chercher ailleurs si on a ce qu’il faut chez nous.

Roth, Singarella, Sessolo et Ditzoff

 

FC VERSOIX – FC CHAMPEL II  3-0 (3-0)

Buts : 18′ Nicastro 1-0, 22′ Sordillo (P) 2-0, 42′ M. Whibley 3-0

 

 

Photos : Phil’Objectif

 

 

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