Bruno Codeas: « On vise les finales! »

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A la veille de la reprise du championnat de 1ère ligue avec déjà un derby genevois, prise de température auprès du nouvel entraîneur lancéen. 

Nous l’avions quitté en septembre 2014 avec l’annonce de sa démission de la tête du Meyrin FC après un début de championnat manqué. Bruno Codeas revient cette saison sur un banc de touche en reprenant la 1ère équipe de Lancy, lui l’ancien joueur et entraîneur du FC Grand-Lancy. Interview.

 

Proxifoot : Bruno, la fin de ton histoire avec la 1ère équipe de Meyrin date d’il y a déjà trois ans, qu’as-tu fait pendant cette période ?
Bruno Codeas : A cette époque, j’ai eu quelques problèmes familiaux et professionnels qui ne me permettaient pas de me consacrer comme il se doit à un poste d’entraîneur de 1ère ligue. De plus, le début de saison avait été compliqué à gérer et j’ai préféré laisser ma place à quelqu’un qui pouvait y mettre l’énergie nécessaire. Après mon départ de Meyrin, j’ai profité de passer un maximum de temps auprès de ma famille tout en réglant les soucis de l’entreprise dont je suis associé. Mais je suis resté un peu dans le foot, en continuant de jouer avec les vétérans de Meyrin.

Comment es-tu revenu aux affaires à Lancy ?
Durant ces trois années, j’ai eu quelques propositions pour reprendre une équipe, mais le challenge ou le timing ne me convenaient pas, jusqu’à l’appel du nouveau comité du Lancy FC au printemps dernier. Ce dernier estimait que ça n’allait pas comme ils le voulaient avec Jean-Michel Aeby et désirait que je revienne. Tout d’abord en tant que manager, puis entraîneur-manager.

Justement, à quoi correspond exactement ce poste d’entraîneur-manager ?
C’est une extension du poste d’entraîneur de la première équipe. J’ai la charge des finances de mon équipe pour l’engagement des joueurs, avec l’accord de mon président, bien sûr. De plus, je travaille avec les joueurs entre la dernière année de A et les actifs, afin de déceler les éléments susceptibles de jouer avec nous et les préparer via des spécifiques. C’est un rôle très complet, un peu à l’image de ce qu’il se fait en Angleterre, mais à notre niveau. Au niveau du club, nous avons plusieurs objectifs clairs qu’il faut réussir pour se mettre au niveau qui doit être celui du Lancy FC. Tout d’abord, nous visons une place en 2ème ligue pour notre deuxième équipe et une place en 3ème ligue pour la troisième, ceci afin de réduire le palier entre nos équipes afin de proposer des solutions à nos jeunes qui n’ont pas encore le niveau de la Première équipe. Ensuite, nous voulons avoir des équipes en inter dans toutes les catégories juniors, il faut donc que nos B rejoignent les C inter et les A inter. Un club comme Lancy, eu égard à son nombre de licenciés, doit avoir une équipe dans ces trois catégories, pour la formation de nos jeunes.

Le but de tout cela, est, à terme, de fournir la Première avec des éléments du cru?
Bien sûr ! Actuellement, nous avons la quantité, mais la qualité pêche un peu. La raison est simple, nos jeunes joueurs, une fois arrivés à 15-16 ans, sont détectés par Servette pour aller jouer en élite. Le problème est que quand leur parcours en élite s’arrête, ils ne reviennent pas forcément à Lancy, mais vont jouer à Carouge ou Meyrin, clubs partenaires du Servette. Nous devons dès lors trouver une solution pour que Lancy devienne un club dans lequel le jeune a envie de venir et, surtout, de revenir s’il est un jeune de la commune.

Tu es un ancien du FC Grand-Lancy, joueur et entraîneur, tu reviens entraîneur du Lancy FC, comment se sont passées tes retrouvailles ?
J’ai été passablement surpris, il y a eu pas mal de changements, et certaines choses que j’avais mises en place à l’époque ont été supprimées par l’ancien comité et mon prédécesseur. Une de mes premières missions sera de reconstruire certaines choses pour que cela fonctionne tel que je le souhaite.

Tu t’es bien entouré pour cette mission, avec un staff étoffé.
Il est vrai que nous sommes six pour entourer les joueurs. Mais tous ne sont pas à 100% avec nous. Je suis assisté par Sergio Carmo, qui revient lui aussi aux affaires, des entraîneurs spécifiques, un intendant et deux masseurs. Notre objectif est de tout faire pour que le joueur se sente bien et puisse donner le maximum sur la pelouse.

En parlant de terrain, quels sont les objectifs du Lancy FC en 1ère ligue cette saison ?
On vise les finales ! La saison dernière, l’équipe a fait un bon championnat, surtout au premier tour, ce qui leur a permis de vivre ces finales avec de jolies performances à la clé. Nous voulons faire aussi bien voire mieux cette saison et je suis persuadé qu’avec les joueurs à notre disposition, nous pouvons le faire. Maintenant, on sait que la vérité du papier n’est pas celle du terrain. Et il nous faudra travailler dur pour y arriver, mais j’y crois.

Vous commencez la saison par un derby contre Etoile Carouge, club entraîné par… Jean-Michel Aeby. Un affrontement spécial ?
C’est un derby, donc c’est forcément spécial. Maintenant, c’est une reprise, on sera le 4 août, le résultat de ce match ne donnera aucune indication sur la suite de la saison qui est très longue. Je n’ai pas tout mon contingent à ma disposition, et il faudra le prendre en compte. Ce n’est pas une excuse que je me cherche déjà, c’est une réalité due à l’aberration de débuter la saison aussi tôt. Nous faisons notre premier tour de début août à mi-novembre. Je pense qu’il serait tout à fait possible de débuter plus tard, et de réduire une trêve hivernale interminable. J’ai l’impression que la saison de 1ère ligue se joue en deux championnats. Le championnat d’automne, et celui de printemps. Car la pause est tellement longue que les changements sont conséquents et tu ne peux pas compter sur une dynamique. Mais bon, ce sont les alémaniques qui ont le plus le poids dans les décisions et leurs vacances d’été se terminent plus tôt que les nôtres, à nous de nous adapter !

 

Photo: OneClick-Photo

 

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