Maxime Antonilli à la tête du CS Italien

0

Le désormais ex-défenseur arrête momentanément de jouer pour entraîner la première équipe du club du Bois-de-la-Bâtie.

Son investissement au sein du CS Italien n’est plus à prouver : entraîneur des juniors, responsable Jeunesse+Sport du club, joueur de la première équipe… A seulement 26 ans, Maxime Antonilli peut cocher une nouvelle case dans la liste des responsabilités puisqu’il vient d’être nommé à la tête de la première équipe.

Un rôle qui lui a été attribué un peu par hasard, lui qui ne s’attendait pas forcément à se retrouver à la tête de l’équipe si vite. Ni lui, ni les joueurs. Juan Mellen, entraîneur jusqu’à cet été, ayant arrêté pour cause de paternité, le club manquait de plan B. « Lors d’une grillade d’équipe, les joueurs m’ont proposé de reprendre la première mais au départ, je ne voulais pas. Je voulais continuer à être joueur, j’avais même arrêté d’entraîner les A inter pour me consacrer uniquement à mon rôle de joueur. Puis, j’ai réfléchi de mon côté quelques jours et j’ai accepté… », détaille l’intéressé, qui doit donc prématurément –ou momentanément– arrêter sa carrière de joueur de la Une pour coacher ses désormais ex-coéquipiers. Un challenge qu’il est content de relever malgré son jeune âge. Et qui ne l’effraie pas : « Cela fait 10 ans que j’entraîne », indique-t-il, pour prouver que ce n’est pas un débutant.

Un choix logique

De quel œil le voient ses ex-coéquipiers, désormais sous ses ordres ? « Pour les plus vieux de l’équipe, cela fait bizarre au début. Mais les plus jeunes m’ont déjà eu comme entraîneur par le passé, pour eux rien n’a changé ». Car, à tête reposée, le choix de Maxime est on ne peut plus logique pour le club du Bois-de-la-Bâtie. Entraîneur des juniors B il y a deux saisons et des A la saison passée –avec qui vient d’être promu en catégorie interrégionale après à un championnat parfait : 10 matchs, 10 victoires–, qui de mieux placé que lui pour lancer dans le bain des actifs des joueurs qu’il a déjà entraînés ? « C’est clair que les joueurs, je les connais tous, autant ceux de la première que les trois quatre générations qui suivent. Alors oui, on peut dire que c’est logique, mais c’est aussi un choix risqué ».

À gauche, contre le FC Bâle en Coupe de Suisse

Risqué mais pas sans ambition. 5ème en 2016 et 2ème en 2015, le CS Italien a tenu tête aux équipes du haut ces dernières saisons avec une équipe jeune et joueuse. Pour la saison à venir, qui débute le 3 septembre prochain, aucun grand favori ne se profile en 2ème ligue –comme l’étaient Veyrier, Interstar ou Chênois ces dernières saisons–, le championnat s’annonce extrêmement ouvert et les Blu veulent être dans le coup. Antonilli ne cache pas les ambitions : « On veut jouer le haut de tableau comme ces dernières saisons. On ne dit pas que l’objectif est de monter absolument, mais si on en a l’occasion, on ne va pas se gêner. Il y a un coup à jouer pour pas mal d’équipes ».

Président un jour ? Non merci !

Fils d’Elvio Antonilli, le président du club italien jusqu’en 2011 avant l’entrée en fonction de l’actuel, Marco Longo, Maxime Antonilli est déjà un personnage emblématique du club à 26 ans. Pourtant, ce fan de l’Inter ne se voit pas suivre les pas de son père : « Etre président, ça me dit pas du tout, rigole-t-il. Je préfère me concentrer sur mon activité d’entraîneur. Quand je vous tous les problèmes que cela créé d’être président, je préfère gérer le terrain ! ».

Futur président ou pas, une chose est sûre : il représente à merveille l’esprit familial qui règne au sein du CS Italien, un club dont les têtes bougent peu, car on s’y sent bien. « Ce n’est pas avec les installations actuelles ou avec l’argent qu’on ne met pas qu’on arrive à retenir les gens. Il faut donc un esprit clubiste. En première équipe, il doit y avoir seulement deux ou trois joueurs qui n’ont pas joué en juniors au CS. C’est une fierté d’entraîner cette équipe, tout comme avant c’était une fierté d’y jouer », conclut celui dont le meilleur souvenir reste le match de Coupe de Suisse contre le FC Bâle.  Place au terrain, désormais. 


Share.