Chênois arrache le nul aux forceps

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Chênois obtient son premier point au classement. Mais que ce fut dur lors de cette deuxième journée de 1ère ligue face au FC Bulle. Menés au score très tôt dans la rencontre, les hommes de David Joye ont réussi à égaliser en fin de match à force d’abnégation et de panache (1-1).

Il y avait foule au Stade des Trois-Chênes pour cette première réception de la saison. Le CS Chênois accueillait le FC Bulle, une semaine après avoir encaissé un cinglant 3-0 contre le FC Naters Oberwallis en ouverture du championnat. Forcément, les supporters voulaient voir une réaction.

Mais ces derniers ont très vite bridé leur enthousiasme. Après seulement cinq minutes de jeu, les locaux encaissent le 1-0. Sur une perte de ballon au milieu du terrain, Deschenaux récupère le cuir et envoie en profondeur le véloce Ndiaye. L’attaquant fribourgeois laisse sur place Olivera et s’en va tromper Van der Laan, sorti désespérément.

Pas un tir cadré en 45 minutes

On craint le pire dans les tribunes. En quête de confiance, Chênois se fait punir sur sa première erreur. Surtout que jusqu’ici, les joueurs de Joye monopolisaient le ballon. Ce dernier a renouvelé son 4-2-3-1 de la semaine passée, avec néanmoins deux nouveautés en défense : le retour d’Olivera dans l’axe et d’Isabey sur le côté gauche. Le trio d’attaque est formé cette fois-ci par Imbriaco à gauche, Ibongo à droite, et Nsilu seul en pointe, avec Bilalli en soutien. Fofana ronge son frein sur la touche. En face, Bulle mise sur un 4-4-2 classique.

Ndiaye, véritable poison pour la défense adverse.

Durant les trente premières minutes, Chênois tente de se remettre de ce début compliqué. Le latéral Pagliuca est très actif sur son flanc gauche. Ses débordements, couplés à ses combinaisons avec Imbriaco lui permettent de distiller plusieurs centres dans la surface adverse. Mais ses tentatives manquent de précision. C’est d’ailleurs dans le dernier geste que les Genevois manquent cruellement d’habilité. Pour preuve, les tirs de Nsilu (10’), de Bilalli (12’) et d’Imbriaco (29’) ne trouvent pas le cadre. Chênois domine, mais court toujours après le score. Pire, les joueurs de Joye passent tout près du 0-2. Sur un long centre venu de la gauche, Deschenaux laisse rebondir le cuir et décroche une demi-volée en position excentrée. Le ballon se dirige dans les bras du gardien Van der Laan, mais ce dernier s’emmêle les pinceaux. In extremis, il parvient à stopper le cuir avant qu’il ne franchisse la ligne.

Ce but gag évité, Chênois continue d’avoir la possession, sans trouver néanmoins de brèche dans la défense adverse. Nsilu est esseulé en attaque, les centres ne sont pas précis, et le côté gauche des locaux est aux abonnés absents. En face, Bulle joue la carte de la contre-attaque, en misant sur la vitesse de Ndiaye.

La dernière émotion de cette première mi-temps sera à mettre à l’actif de Chênois. Imbriaco combine avec Bilalli et décroche une frappe de 25 mètres. Le cuir est touché par un défenseur adverse et prend une trajectoire étrange. La parabole finit sa courbe juste derrière les cages de Freiburghaus.

Le constat est sans appel, 45 minutes de jeu et pas un tir cadré pour Chênois, qui court toujours après son premier but cette saison.

Coaching gagnant pour Chêne

La seconde période repart sur les mêmes bases que la première. Les hommes de Joye ont le ballon, tentent d’atteindre Nsilu dans la surface, sans succès. La fatigue commence à s’installer dans les deux camps. Les joueurs manquent de lucidité et plus les minutes défilent, plus les duels sont âpres. À l’image du choc au milieu de terrain entre les deux numéros 19, Ensina pour Chênois et Ozouf pour Bulle, un ancien des Trois-Chênes. C’est le Genevois qui reste de longues minutes au sol.

À l’heure de jeu, les locaux n’y arrivent toujours pas. C’est à ce moment-là que le coach maison David Joye joue la carte des changements. Fofana et Richard entrent pour Ensina et Ibongo. Sur le terrain, l’équipe évolue désormais en 4-3-3. En phase offensive, cela devient même un 4-1-2-3, avec Tshikomb comme dernier rempart devant la défense.

Premier but pour Imbriaco sous ses nouvelles couleurs.

Naturellement, plus les minutes passent, plus les espaces se créent. Notamment dans la défense des Rouges. Bulle manque le but du K.O à un quart d’heure du terme. Sur un mauvais dégagement d’Olivera, Bersier se retrouve dans la surface adverse balle au pied. Sa puissante tentative est néanmoins déviée en corner par le portier Van der Laan. Le capitaine sauve le navire chênois.

À force d’y croire et de pousser, même de manière désorganisée, les Genevois trouvent l’égalisation dans les dix dernières minutes. Sur un coup franc botté par Richard, Freiburghaus ne parvient pas à capter le ballon. Arrivé comme un boulet de canon, Imbriaco reprend l’offrande et catapulte le cuir au fond des filets (1-1). Le voilà, le premier but de Chênois cette saison. Il aura fallu attendre 174 minutes de jeu au total.

La fin de match est une vraie bataille physique et mentale. Mais les deux équipes sont bien trop fatiguées pour réaliser l’exploit. C’est d’ailleurs sur ce score que la rencontre se termine. Chênois cueille son premier point de la saison.

« Ce point nous fait démarrer notre saison »

« C’était un assez bon match malgré des conditions qui n’étaient pas faciles, analyse David Joye en fin de match. La chaleur handicapait en effet pas mal les joueurs. Je noterai deux mi-temps distinctes. La première, où l’on prend un but très tôt dans la rencontre et qui nous plombe le reste de la période. La seconde mi-temps a été plus concrète, et à force d’y croire on arrive à arracher ce match nul ».

Au vu de la possession de balle nettement à l’avantage des Genevois, ce match nul sonne-t-il comme un point de gagné ou deux points de perdus ? « C’est tout simplement un point de réflexion pour nous pour la suite de notre travail, qui doit nous amener à en prendre d’autres. Ce point nous fait démarrer notre saison, et est bon pour le moral. L’équipe monte gentiment en puissance ».

Comment expliquer cette impuissance offensive, avec cette statistique de 0 tir cadré en 45 minutes ? « Il est vrai que par moments, on a eu pas mal de difficulté à se trouver. Cela est dû à 2 ou 3 éléments alignés dans le secteur offensif. On sent qu’on n’est pas encore assez huilé. Mais j’ai trouvé qu’il y avait des améliorations par rapport à la semaine passée. C’est encourageant ».

La montée en puissance de l’équipe est à confirmer samedi prochain sur le terrain de Terre Sainte, une équipe qui ne compte qu’un point également.

 

CS CHÊNOIS – FC BULLE 1-1 (0-1)
Stade des Trois-Chênes

Buts : 5’Ndiaye 0-1 , 84’Imbriaco 1-1

Chênois (4-2-3-1) : Van der Laan © – Isabey, Olivera, Molina, Pagliuca (76’ Dos Santos) – Ensina (67’Richard), Tshikomb – Ibongo (67’ Fofana), Bilalli, Imbriaco – Nsilu.
Entraîneur : David Joye

Bulle (4-4-2) : Freiburghaus – Yenni ©, Ozouf, Yenni, Sumbula – Mason (90’ Schmidhäusler), Girod, Deschenaux (71’ Puertas), Afonso – Bersier (81’Käser), Ndiaye.
Entraîneur : Pierre-Alain Suard

Avertissements : Tshikomb, Bilalli (Chênois), Mason, Girod, Afonso (Bulle)

 

Photos : Stéphane Eursels







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