L’OG se sépare de Bruno Rocha et Robert Müller !

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A un jour du premier match de son histoire en 1ère ligue, l’Olympique de Genève a décidé de se séparer de son entraîneur et de son assistant !

Coup de théâtre à Varembé. Le club du président Allan Aventurato a pris la décision de se défaire des services de l’entraîneur de la première équipe Robert Müller et de son assistant Bruno Rocha ! Le tout à un petit jour du début du championnat de 1ère ligue. Ce qui devait représenter une grande fête pour le club avec le premier match de son histoire dans cette catégorie se transforme gentiment en situation chaotique. Explications.

Une histoire de diplôme 

Le 27 mai dernier, l’Olympique de Genève est pour la première fois de sa jeune histoire promu en 1ère ligue. Grand artisan de cette promotion, Bruno Rocha, alors officiellement entraîneur de l’équipe, ne possède néanmoins pas le Diplôme A exigé pour exercer dans cette catégorie. En possession du fameux sésame, Robert Müller propose alors ses services et change sa casquette de directeur sportif pour celle d’entraîneur de la première équipe. « Je voulais à tout prix que Bruno reste le responsable de l’équipe et j’ai donc proposé cette solution, avance-t-il. Je crois en lui et j’ai donc tout fait pour qu’il puisse continuer à diriger le groupe ».  

Néanmoins, les conditions et le règlement de l’ASF compliqueraient la situation selon le président Allan Aventurato. En effet, le diplôme A du nouvel entraîneur ferait selon lui l’objet d’une mise à jour obligatoire contraignant le club à verser un montant important à l’ASF si Robert Müller venait à rester en place. A cause des risques financiers qu’il jugerait trop importants, le président a décidé de se séparer de Robert Müller et du même coup de Bruno Rocha ce vendredi, à la veille de l’ouverture du championnat.

Un argument balayé par Robert Müller en personne : « Ce n’est pas vrai du tout ! Mon diplôme était désormais à jour et le club devait uniquement payer une caution de CHF 5’000.- pour mes deux semaines de cours, somme qui nous aurait été rendue par la suite ». Selon lui, la raison de son éviction est plus complexe : « J’étais devenu trop dangereux pour Allan, car c’est moi qui faisais tout au club et lui ne faisait tout simplement rien. Il nous a fait des promesses qu’il n’a pas tenues, notamment au niveau des contrats du staff qu’il n’a toujours pas envoyés ».

Contacté également ce vendredi, Bruno Rocha a avoué avoir eu une discussion en début de semaine avec le club concernant Robert Müller : « Nous avons discuté avec Allan Aventurato et ce dernier m’a confié qu’il voulait me garder mais qu’il ne souhaitait pas reconduire le contrat de Robert Müller. J’ai dit que je n’étais pas d’accord, et on en est resté là, sans plus. Nous avons ensuite fait une soirée d’équipe mercredi où tout s’est très bien passé ». Et ce vendredi, coup de théâtre pour l’ancien entraîneur de Benfica Genève : « Des gens ont commencé à m’appeler pour me demander si c’était vrai que je n’étais plus l’entraîneur d’OG. Et là, je me suis demandé ce qu’il se passait. J’ai ensuite reçu un message du président m’annonçant que l’équipe allait être confiée à quelqu’un d’autre. Il m’a proposé de rester en tant qu’assistant du nouveau staff, mais j’ai refusé ». 

Qui sur le banc ce samedi ?

A quelques heures de son déplacement sur la pelouse de Terre-Sainte, l’Olympique de Genève n’aurait donc personne en possession du diplôme A pour s’asseoir sur le banc. « Apparemment, ils ont trouvé quelqu’un mais il est actuellement en vacances jusqu’au 7 août, confie Robert Müller. Le président aimerait que ce soit Maxime Sanou et Miguel Ferreira qui soient présents pour samedi et il aurait déjà contacté l’ASF pour leur communiquer que l’entraîneur était en vacances ». Miguel Ferreira, actuel entraîneur des gardiens, a décidé de démissionner après avoir appris la nouvelle et seul Maxime Sanou reste à bord en attendant l’arrivée du nouveau staff.  

Le message a été transmis ce soir aux joueurs. A voir comment le groupe réagira à ce chamboulement, mais le début de saison de l’Olympique de Genève risque d’être bien compliqué tant Bruno Rocha était apprécié du groupe. Premier élément de réponse demain à 16h30 du côté du Centre Sportif des Rojalets. 

 

Photo: Stéphane Eursels






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