« Certains n’avaient pas la bonne mentalité »

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Le Meyrin FC a vécu un premier tour compliqué, bouclé juste au-dessus de la zone rouge. L’entraîneur Domingos Ribeiro parle de ce qu’il faudra changer pour se sauver.  

De la course aux finales à la course au maintien. Telle est la réalité de Meyrin pour cet exercice 2025-26. Sensationnels la saison dernière, les Jaune et Noir ont davantage été en difficulté à l’automne, si bien qu’ils n’ont quitté la zone rouge que lors de l’avant-dernière journée de 2025. Pour ne pas y retomber, mais plutôt s’en éloigner, il faudra un meilleur état d’esprit et plus de réussite dès la reprise. Parole de l’entraîneur Domingos Ribeiro. 

Mission maintien !

Proxifoot : Meyrin a passé l’hiver juste au-dessus de la barre. Il y a un an, à cette époque, vous étiez deuxièmes. Qu’est-ce que ça change dans la manière dont on vit une trêve ?

Domingos Ribeiro, entraîneur Meyrin FC : “On est sorti des deux dernières places que sur la fin. Quand tu es joueur et que tu passes presque tout le premier tour dans des positions de relégable, tu ne le vis pas de la même façon. Mais je pense que, par rapport au groupe qu’on a, ça peut aussi nous faire du bien de voir comment se passent les choses en bas. L’objectif, à présent, est de se maintenir. Si on regarde les contenus produits lors du premier tour, ça n’a pas été si mauvais que cela, mais on a fait beaucoup d’erreurs individuelles et on n’a pas non plus eu le même taux de réussite que l’année passée. En tenant compte de tout ça, je pense que ça serait logique qu’on ait 4-5 points de plus de ceux que l’on a aujourd’hui. Comme je l’avais dit en préambule de la saison, on part sur des cycles de deux ans. Pour cette première année, on veut d’abord se maintenir et former ce groupe qui a été friable lors du premier tour et à qui il a parfois manqué le bon état d’esprit pour faire la différence sur certains matchs”. 

Les mots de Domingos Ribeiro l’été dernier, avant le début de la saison :

Peux-tu nous en dire plus sur cet état d’esprit qui n’était pas le bon ?

“Je pense que je me suis trompé sur certains joueurs lors du premier tour, et je l’assume. Quand tu fais un recrutement et que tu ne connais pas le joueur personnellement, tu n’as pas toujours toutes les garanties, notamment au niveau de l’état d’esprit. C’est un aspect très important, notamment lorsque l’équipe traverse des périodes plus délicates en termes de résultats”.  

Parle-nous alors des arrivées, qu’est-ce que tu as cherché à apporter à l’équipe lors du mercato ?

“Ça a été des opportunités. Les joueurs qui sont venus, je les connais, à part Hassan (Taleb, ndlr) que je n’avais jamais côtoyé autrement que comme adversaire. Je voulais que les gars qui nous rejoignent aient la bonne mentalité. Ce n’était pas le cas lors du premier tour, lors duquel certains n’ont pas pris conscience de ce qu’il fallait pour jouer en 1ère Ligue Classic. C’est aussi mon job en tant qu’entraîneur de sortir des joueurs du contingent s’ils ne sont pas dans le bon état d’esprit”. 

Au-delà de l’état d’esprit, ce sont aussi des noms plutôt clinquants sur le papier qui vous rejoignent…

“J’ai quand même recruté des joueurs de 1ère Ligue Classic. Ce n’était pas forcément le cas avant, car par rapport à nos moyens, on devait plutôt faire des paris sur des joueurs qui venaient de plus bas. On ne pouvait pas faire autrement. Les joueurs qui sont venus cet hiver ont fait des efforts, car ils n’auront pas les mêmes conditions que dans leurs anciens clubs. Ce sont pour la plupart des joueurs d’expérience, confirmés, qui seront là pour encadrer les jeunes”. 

Sinclair Baddy Dega (121 matchs de Promotion League, 18 de Challenge League) est de retour dans son club formateur. © José-Manuel Varela

Est-ce qu’avec ces changements dans l’effectif, et cette nécessité de se maintenir, on pourrait voir un changement de visage dans la manière de jouer de Meyrin, en étant peut-être moins attaché au contenu et plus à la finalité ?

“On ne va pas déroger à nos principes de jeu, et c’est d’ailleurs ce qu’on a fait lors de nos matchs amicaux contre des équipes de Promotion League. Les performances passeront par là. Je ne suis pas le style d’entraîneur à jouer les deuxièmes ballons. On sait que le deuxième tour va être difficile, car toutes les équipes ont recruté, peut-être même plus que nous. Deux devront tomber et notre mission est de faire le maximum pour être ne pas en faire partie. Même si on doit terminer juste au-dessus, comme on l’est actuellement. Même si notre maintien se joue lors de notre dernier match contre Chênois. Il faut être prêt à ça, car actuellement, on est en danger de relégation. Il ne faut pas se cacher. C’est pour cela que, lors du deuxième tour, il faudra faire beaucoup d’efforts pour se sauver. Surtout qu’on a un début de championant pas facile avec Servette, Naters et Saint-Prex au programme… Si tu ne fais pas de perf’ sur ces 2-3 premiers matchs, il faudra s’accrocher. Mais le groupe bosse bien, le groupe vit bien, et je sens qu’il y a une meilleure atmosphère qu’au premier tour”. 

Tu peux nous dire un dernier mot sur la manière dont s’est déroulée la préparation ?

“Les conditions ont été compliquées. Nous n’avons pas pu nous entraîner sur l’herbe, car on a un terrain A qui est pour le moment catastrophique. On risque d’avoir des conditions difficiles pour le match de reprise contre Servette. C’est comme ça, on n’a pas le choix. Quoi qu’il en soit, la préparation s’est bien passée avec un groupe assidu et à l’écoute. Il y a eu très peu d’absentéisme à l’entraînement”. 

C’est reparti pour Meyrin. © José-Manuel Varela

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