« On devra savoir faire le dos rond »

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Sous la barre à l’heure de la reprise, Grand-Saconnex lance sa mission maintien. L’entraîneur Jean-Michel Aeby, revenu cet hiver, donne le ton.

17 matchs pour sauver sa place. Grand-Saconnex retrouve ce samedi 14 février le chemin du championnat avec un objectif clair : celui de se maintenir en Promotion League. Promu au terme de la saison 2023-24, le club du Blanché a rappelé cet hiver celui qui avait fait monter le club à cet échelon, Jean-Michel Aeby. Interview.

La situation au classement.

Proxifoot : Jean-Michel, c’est enfin l’heure de la reprise du championnat. Ça sera aussi ta première officielle depuis ton retour cet hiver. Qu’est-ce que tu ressens ?

Jean-Michel Aeby, entraîneur première équipe FC Grand-Saconnex : “Je n’ai pas non plus été absent pendant des années, mais c’est vrai que je ne pensais pas reprendre aussi vite. J’ai accepté cette opportunité, car il y a un objectif, même s’il est périlleux et pas simple à atteindre. Je préfère ça qu’arriver à la tête d’une équipe dans le ventre mou, où il n’y a pas de risque de descente et pas non plus de chances de jouer le haut. Il faudra vivre cette période ensemble et intensément. Jusqu’à fin mai, ça va aller vite. Les matchs vont s’enchaîner et j’espère que ça va vite prendre. D’autant plus que nos premiers matchs sont contre des concurrents directs”. 

 

 
 
 
 
 
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Justement, vous redémarrez avec des matchs contre Lausanne M-21, Bulle et Kreuzlingen, qui sont toutes des équipes à 5 points de distance ou moins au classement. Qu’est-ce que ça change de commencer par des confrontations directes ?

“Quand on sort de prépa, les joueurs sont impatients de débuter. Je pense que c’est plus intéressant de jouer ce genre d’équipe maintenant. On sait que c’est contre eux qu’il faudra faire des points. Ce sont des concurrents un peu mieux placés que nous, mais pas très loin non plus. À nous de faire le maximum pour leur mettre la pression. On essayera d’abord de gagner chez nous ce samedi, puis de faire quelque chose à chaque fois. Mais on ne devra pas avoir la sale habitude de devoir marquer 4 buts pour gagner un match. Nous devrons absolument trouver la bonne mentalité sur le plan défensif, à la perte du ballon. On devra être capable de faire le dos rond lors de nos temps faibles, car il n’y a pas de honte à se faire par moments dominer par un adversaire fort et dans un bon jour. L’essentiel est de réussir à traverses ces périodes qui existent dans un match sans encaisser”.

Comment s’est déroulée la préparation ? Les résultats des matchs amicaux, contre des équipes de divisions inférieures, envoient des signaux plutôt positifs…

“On a fait des bons matchs amicaux. À part Neuchâtel Xamax (premier match de prépa’, défaite 2-3, ndlr), on a tout gagné en maîtrisant globalement nos matchs. Il y a eu des bonnes et des moins bonnes périodes, mais c’est normal en prépa’. Le noyau de joueurs est le même que la saison dernière et j’insiste de mon côté aussi sur la même chose. On sait qu’on est capable de marquer des buts et qu’on aura toujours des occasions, grâce à notre vitesse et à notre qualité en transition. Il va falloir qu’on s’améliore sur le plan défensif et qu’on règle les petites erreurs qui nous font perdre des points”.

5 matchs et 4 victoires en préparation pour les Saconnésiens.

Fin décembre, tu nous disais que tu allais utiliser cette période préparation pour « avoir un dialogue avec les joueurs et mettre en place le système qui leur correspond le mieux ». Tu considères que cette mission a été accomplie ?

“Oui, même si nous sommes dans une situation où ne pouvons pas non plus nous permettre de perdre de l’influx en parlant trop. Les joueurs se sont mis eux-mêmes dans cette situation compliquée et ils savent qu’ils seront les acteurs pour en sortir. Nos forces et nos faiblesses, on les connaît. On reste une équipe de transition. Maintenant, on doit être plus agressif à la perte du ballon. On a des bons footballeurs, mais sur notre synthétique, on devient parfois trop joueurs et on se fait surprendre à la perte du ballon. Il faudra qu’on sache faire le dos rond”. 

Que peux-tu nous dire sur les mouvements qu’il y a eu dans l’effectif ? Globalement, quel était ton souhait en tant que coach au niveau du mercato ?

“Lorsque je suis arrivé, on savait très bien qu’il allait y avoir plusieurs départs. Aujourd’hui, je pense que l’équipe est passablement équilibrée. J’avais demandé à doubler les postes et on est sur le point d’y arriver. La qualité est présente, et au niveau du nombre, nous sommes assez. À voir maintenant s’il y aura quelque chose à faire lors des derniers jours du mercato”. 

Le retour d’Edgar Gonçalves (à gauche) pourrait être un précieux atout pour les Saconnésiens. © Giuseppe Velletri / FC Grand-Saconnex

Il y a justement eu une arrivée lors des dernières heures, et pas n’importe laquelle: Kilian Pagliuca. Qu’est-ce qu’il va pouvoir vous apporter ?

“Ca fait un moment qu’il a quitté la Suisse et que je ne l’ai pas vu jouer. Il a 29 ans, il a une certaine expérience. Il s’est tenu en forme et j’espère qu’il sera rapidement compétitif et qu’il retrouvera son meilleur niveau. C’est un joueur qui n’a pas eu des derniers mois faciles et qui a envie de rejouer, en prenant du plaisir et en venant aider un groupe qui aura certainement besoin de lui, comme des autres joueurs. Je n’ai jamais eu l’occasion de l’entraîner, mais je sais que c’est un joueur qui a une certaine corpulence et qui a du caractère sur le terrain”. 

Il y a un an, tu nous parlais de « mission commando », alors que vous étiez 5 points au-dessus de la barre et aviez disputé un match en moins. De quoi faut-il parler aujourd’hui pour ce deuxième tour ?

“Ca sera aussi le mode commando. C’est un peu banal, mais c’est toujours pareil : on doit se concentrer sur un match après l’autre. Il y a aussi un travail à faire sur les joueurs. La priorité n’est pas tactique. Ce sont tous des bons joueurs qui savent jouer au foot. Ils faut que tout le monde développe cet esprit commando et que tout le monde comprenne que, pour sortir l’équipe de cette situation, il faut le faire tous ensemble, en laissant de coté l’égo et l’égoïsme, même si on joue peu ou pas. Autrement, ça va être très compliqué. Aujourd’hui, la chose la plus importante est l’équipe, pas l’individu”. 

Jean-Michel Aeby avait décroché la promotion en Promotion League en juin 2024 : 

Qu’est-ce qui te rend optimiste et te fait dire que, le 30 mai prochain ou avant, Grand-Saconnex pourra fêter son maintien en Promotion League ?

On a une équipe qui en est capable. Il y a eu passablement de malchance jusqu’ici. L’équipe a plus ou moins toujours rivalisé, sans ne jamais vraiment être en-dessous. On doit continuer à mettre l’accent sur nos points forts. Offensivement et au niveau de la vitesse, on sait qu’on est au niveau, voire au-dessus de pas mal d’équipes. On doit maintenant continuer à développer cette envie de défendre davantage pour réduire le nombre de buts que nous encaissons”.

Un dernier mot sur Lausanne M-21, votre adversaire ce samedi pour la reprise ?

“Je crois que leur effectif a pas mal changé, avec encore plus de jeunes joueurs. Ce sont des jeunes en formation et on sait que, pour les mettre en difficulté, on devra hausser notre niveau athlétique. Si on les laisse trop faire, on sait qu’ils peuvent être au-dessus au niveau technique “.

 

 
 
 
 
 
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Photo de couverture : Giuseppe Velletri / FC Grand-Saconnex

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