Auteur d’un triplé en une mi-temps avec Meyrin II, Aubain Lungoyi a été le grand protagoniste de la reprise en 2e ligue. Celui qui fêtera bientôt ses 21 ans s’inspire de son frère Christopher et espère devenir professionnel.
Trois points et trois buts. Aubain Lungoyi a connu un dimanche parfait pour la reprise de la 2e ligue. Aux Arbères, Meyrin II a fait tomber l’AS Charmilles, troisième avant le début de la 14e journée, grâce au triplé de son milieu de terrain. Celui dont le grand-frère est professionnel depuis plusieurs années espère pouvoir bientôt l’imiter. Interview.
Proxifoot : Tu as commencé le deuxième tour avec un triplé en une mi-temps. C’est plutôt pas mal comme reprise….
Aubain Lungoyi, Meyrin FC : “Ça fait plaisir, franchement. On a su mettre en pratique ce qu’on a travaillé en semaine, et après, c’est allé tout seul”.
Tu peux nous raconter tes buts ?
“Sur le premier, Ryan Zaddem déborde, me la met en retrait, je contrôle, et je frappe en demi-volée. Le deuxième est à peu près pareil. Cette fois, Ibrahim Niang déborde sur le coté et me la met, et je frappe en première intention. Le troisième but vient d’un corner encore tiré par Ibrahim Niang”.
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Et marquer ce triplé, ça te fait quoi ? Ça t’était déjà arrivé ?
“En championnat, c’est une première, donc c’est positif. J’avais déjà marqué un triplé en Coupe la saison dernière”.
Vous aviez bien terminé le premier tour avec Meyrin. À quel point c’était important de bien commencer le deuxième aussi ?
“C’était important de bien recommencer pour la confiance. On est dans un état d’esprit où on a envie de tout gagner. On fait en sorte de prendre tout ce qu’il y a à prendre”.
On sent justement que vous pouvez battre n’importe qui. Qu’est-ce qui rend Meyrin II difficile à jouer ?
“C’est notre jeu, tout simplement. On a un bon effectif et un bon niveau de jeu”.
Comment définirais-tu votre style de jeu ?
“Un jeu rapide, je dirais. On a envie de se projeter vers l’avant et on passe souvent par les côtés”.
Qu’est-ce qu’on peut attendre de vous sur cette deuxième partie de saison ?
“Des victoires, tout simplement. On est dans un état d’esprit où on aimerait tout gagner, prendre ce qu’il y a à prendre et aller de l’avant”.
Et qu’est-ce qu’on peut attendre de toi ? Avec ce triplé dès la reprise, ça donne envie d’en voir plus…
“Plein de surprises. Le travail n’est pas fini. Il faut continuer, car le plus dur est de réitérer”.
Ce n’est pas une question facile, mais comment te définirais-tu en tant que joueur ?
“Un milieu de terrain polyvalent, technique… et c’est tout (rires, ndlr)”.
Et décisif, aussi, quand même…
“Oui (rires). Je l’étais un peu moins lors des dernières saisons et c’était justement un souhait de l’être davantage. J’ai travaillé là-dessus et j’essaye de me retrouver plus souvent dans la dernière zone”.
Tu avais commencé ta formation à Servette, mais tu as dû quitter l’académie à 13 ans pour des raisons indépendantes de ta volonté. Maintenant, quel est ton rapport au foot ? Tu aimerais encore faire quelque chose là-dedans ?
“Mon rapport au foot est très simple. J’ai un exemple devant moi et j’ai un objectif : devenir professionnel. Je crois toujours en moi pour y arriver”.
Quel est ton rapport avec ton frère Christopher, Genevois de l’étranger, qui joue en première division turque à Gaziantep ?
“On est très proches et on a une bonne relation. Il me donne des conseils sur quoi améliorer et il m’encourage. Il aimerait que je sois pro comme lui”.
Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite de la saison ?
“D’essayer de faire le saut avec la Une, ce qui serait une suite logique. Et ensuite, d’essayer de partir pour gravir les échelons”.
Tu t’imagines un plan de carrière ?
“Oui et non. Certains partent tôt, d’autres plus tard. Dans ma tête, je me dis que ça va venir et je laisse le temps faire les choses. Si l’opportunité de monter et de partir se présente, je le ferai”.
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Photos : @lcs.shoot











