Les yeux dans les Violets

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Lors du derby genevois de 1ère ligue opposant ce samedi Chênois à UGS, nous avons pu nous infiltrer dans les rangs violets afin d’assister à la préparation de match et ainsi pouvoir vivre les émotions de l’intérieur.

Le rendez-vous est fixé à 15h30 au stade des Trois-Chêne et dès l’arrivée des joueurs, une certaine inquiétude se fait ressentir quant aux conditions climatiques et ce vent puissant qui à coup sûr sera un élément important du match. L’état du terrain est également scruté avec attention et bien que la pelouse ne soit pas en bon état, les joueurs semblent être habitués à ce genre de terrain difficile et savent qu’il va falloir être vigilant et très concentré du début à la fin.

Juste le temps de boire le café, de rigoler un peu avec les copains que l’entraîneur David Joye appelle tout le monde à la suivre. C’est une marée violette qui s’en va en direction du parc Floraire (juste à côté du stade) afin de prendre l’air et faire le vide avant de rejoindre les vestiaires.

Beaucoup de joueurs semblent déjà dans le match et on peut voir sur leur visage une certaine concentration, parfois même une légère appréhension. D’autres sont plus détendus, préfèrent plaisanter entre eux, certainement pour se détendre et ne pas penser encore à la tension du match et à l’importance que relève l’issue de ce derby. On peut également apercevoir quelques solitaires, casques branchés sur les oreilles, à qui aucune émotion extra musicale ne semble les toucher mais il s’agit bel et bien d’une facette, car bientôt la réalité va se présenter à eux et tous auront qu’une seule chose en tête : LE MATCH.

On peut croiser quelques personnes dans le parc en cet après-midi ensoleillé mais il n y en a qu’une qui nous intéresse, le toujours souriant et dévoué Osman. Ce supporter inconditionnel d’UGS est également tenancier de la buvette de Frontenex, il connaît personnellement tous les joueurs et c’est avec plaisir qu’il leur sert la fameuse collation.

Juste le temps d’avaler une boisson chaude et d’ingurgiter quelques fruits et autres barres céréales qu’il est déjà l’heure de se remettre en  route direction les vestiaires. En effet, il est déjà 16h15 et le match s’approche à grands pas.

Les « violet » sont maintenant concentrés, chacun à sa façon mais avec comme objectif commun d’être prêt dans maintenant un peu plus d’une heure. Carlos Sarmiento (soigneur et intendant) commence son travail d’avant match, à savoir soigner les blessures, masser les joueurs, servir des vitamines ou encore rassurer certains sur leur état de forme. L’odeur du Fortalis nous plonge dans l’univers si spécial d’un vestiaire de foot, la préparation bat son plein et il est bientôt l’heure du moment si spécial qu’est : LA CAUSERIE.

David Joye et son assistant Jean Yves Soilihi attendent avec impatience la feuille de match du CS Chênois et de connaître définitivement  la composition qu’ils devront affronter, bien que déjà connue et préalablement visionnée, aucune surprise n’est à signaler. David Joye s’époumone à motiver ses troupes, donner des conseils sur l’adversaire, rappeler les schémas travaillés pendant la semaine et surtout mettre les joueurs face à leurs responsabilités. «  Nous avons besoin de points » martèle l’entraîneur ugéiste.

Tout le monde est réceptif, confiant et prêt à en découdre avec l’adversaire du jour. Quelques conseils de l’expérimenté Simo sur les balles arrêtées offensives et voilà l’heure de sortir pour l’échauffement.

Il est 17h environ et l’assistant Jean Yves Soilihi prend les rênes de l’échauffement. A 30 minutes du coup d’envoi il s’efforce de donner de la vie à l’échauffement, d’encourager les gars et de leur donner quelques astuces afin que chacun soit au top dès le coup d’envoi.

La pression du match se fait maintenant ressentir, certains visages sont fermés, mélange entre concentration et appréhension d’avant match. Il est l’heure de regagner les vestiaires afin d’enfiler la tunique violette et pour la plupart de fixer ces fameux protège tibias, indispensables au bon déroulement de la partie.

17h25 : Manu Gualtieri (vice président du club) a rejoint l’équipe dans le vestiaire afin de faire part de son soutien aux gars et à cinq minutes du début du match il est l’heure des dernières recommandations.

Un cercle est formé, la solidarité entre membres de l’effectif est très présente, l’union prônée par l’entraîneur est respectée, on sent les gars « dedans ». L’heure du cri de guerre a sonné, c’est l’heure du… MATCH.

 

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