Choulex et CS Italien n’y arrivent pas

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Choulex et CS Italien se neutralisent dans ce match de la peur entre les deux derniers du classement. Avec une évidente nervosité due à l’enjeu et au besoin urgent de points.

Affiche de bas de classement en ce magnifique dimanche printanier entre la plus mauvaise attaque de la ligue (Choulex, 16 buts marqués en 16 matches) et la moins bonne défense (CS Italien, 37 buts encaissés en 16 matches). Chaque équipe aurait pu l’emporter, mais semble finalement soulagée d’avoir quand même pris un point. Au final, un point qui ne fait avancer ni Choulex ni CS Italien, toujours en situation de relégables.

Gagner ou ne pas perdre ?

Dès l’entame du match et au vu des dispositifs tactiques mis en place par les entraîneurs, le contexte et l’importance du match sautent aux yeux. Choulex, bien qu’à domicile, semble proposer une défense axiale renforcée avec Da Silva et Menetrey couverts par Souto,  Varela et Albanese en fermeture des couloirs alors que les visiteurs jouent en 4-4-2 à plat, deux lignes de quatre bonnes à réduire les espaces adverses.

Histoire de pénaltys

Bien que nerveux, les acteurs de cette rencontre proposent un début de match ouvert où la fébrilité des défenses semble pouvoir nous offrir des goals et du spectacle offensif. Les deux équipes tentent de jouer vers l’avant et les hommes de Gnoni vont gentiment s’installer dans le camp choulésien. Ils vont profiter d’une main de Menetrey dans la surface de réparation pour ouvrir le score sur pénalty par l’intermédiaire de leur capitaine Di Berardino (19’).

« Gli azzurri » auraient pu doubler la mise, mais Antonini, sur un superbe service de Ferreira, enlève trop sa frappe (27’). Ce sont au contraire les hommes de Bréa qui vont égaliser suite à un autre pénalty. Albanese se charge de la transformation  et ramène les deux équipes à égalité (30’).

Les Choulésiens Teixeira et Albanese

Quart d’heure choulésien

Revigorés par ce but, les hôtes se ruent à l’attaque et Pereira touche le poteau (44’). Plus haut sur le terrain, plus ambitieux en possession du ballon, les Choulésiens mettent à mal la défense amorphe des transalpins. C’est logiquement que l’excellent Teixeira va donner l’avantage à ses couleurs sur une tête rageuse et volontaire (45’+2).

Choulex finit fort cette première période et les pensionnaires du Bois-de-la-Bâtie accusent le coup. A l’image de leur gardien Alvarez, remonté et furieux contre la passivité de ses coéquipiers en phase défensive.

Le portier Alvarez en action

Repos salvateur

Dès le retour des vestiaires, les protégés de Gnoni  montrent,  à leur tour, un visage plus conquérant. L’apport d’Antonini sur le côté droit est évident, sa vitesse et sa technique en mouvement gênent considérablement le bloc défensif choulésien. Albuquerque va profiter du travail du numéro 10 italien pour ramener les équipes à égalité (47’).

Albuquerque, auteur du 2-2

Ferreira, quelques minutes plus tard (50’), bénéficiera, lui, aussi d’une offrande d’Antonini, mais sa frappe passe au dessus de la cage de Lopez.

Remplaçants décisifs

On sent que le match peut basculer d’un côté comme de l’autre. L’entrée de Maiorano côté visiteur amène d’avantage de rythme à la circulation du ballon, sa vision du jeu permet également de trouver des espaces dans la profondeur et mettre en difficulté l’arrière-garde choulésienne. Cette dernière peine à contenir les assauts transalpins et va céder à la 65ème minute sur une frappe de Maiorano. Avantage mérité pour les visiteurs, plus entreprenants et plus offensifs lors de cette seconde période que leur adversaire du jour.

Maiorano, également buteur dimanche matin

Choulex ne se montre guère dangereux en phase offensive, ils peinent à trouver des décalages dans les trente derniers mètres et ne se trouvent jamais en supériorité numérique. Ceci malgré la qualité des passes vers l’avant de Teixeira, véritable dépositaire du jeu des « blanc et noir ».

On voit mal les locaux revenir, mais le spectre du premier tour refait surface du côté transalpin, lorsqu’Akar, étrangement seul dans les seize mètres, reprend un coup franc d’Albanese et scelle le score final (85’).

Akar inscrit le 3-3 définitif en fin de match

Match nul finalement logique. Chaque équipe aura eu ses moments de créativité offensive, mais aussi de fébrilité défensive. Il est cependant difficile de gagner un match lorsqu’on prend trois buts.

Avec ce score de parité, les deux équipes regardent derrière. Bien que leur adversaire du jour ne prenne qu’un point, chaque équipe en fait de même et n’avance pas. Toujours sous la barre, Choulex et CS Italien ont cruellement besoin de victoires.

FC CHOULEX – CS ITALIEN  3-3 (2-1)
Stade municipal de Choulex, environ 50 spectateurs

Buts : 19’ Di Berardino (P) 0-1, 30’ Albanese (P) 1-1, 45’+2 Teixeira 2-1, 47’ Albuquerque 2-2, 65’ Maiorano 2-3, 85’ Akar 3-3

CS Italien : Alvarez – Frongillo (87’ Zbinden), Del Castillo (74’ Idrizi), Calderon, Bassols – Moro (59’ Maiorano), Di Berardino (C), Antonini, Albuquerque – Cappello, Ferreira.
Entraîneur: Gianluca Gnoni

Choulex : Lopez – Da Silva, Menetrey, Souto, Varela Lopez, Albanese © – Eicher (39’ Zendaoui), Kimboco, Teixeira – Fazzari (60’ Akar), Pereira (76’ Le Sosse).
Entraîneur: José Brea

 

Photos: Despondos Sporting Shoots & OneClick-Photo (archives)

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