FC Onex II, invincible ?

0

Une fois n’est pas coutume, Proxifoot s’intéresse cette semaine à la 4ème ligue genevoise et plus précisément la dernière équipe encore invaincue dans les ligues actives du canton. Zoom sur le FC Onex II.

 

Lors des cinq dernières saisons, seules cinq formations genevoises (Etoile Carouge II 2006/2007 et 2007/2008, Grand-Saconnex II 2007/2008, Puplinge 2008/2009, Plan-les-Ouates III 2009/2010) sont parvenues à boucler le championnat invaincues. Cette année, l’exploit ne concerne plus que la seconde garniture du FC Onex qui caracole en tête du groupe 3 de 4ème ligue, avec 10 victoires et 4 nuls.

Un groupe soudé

A six journées de la fin, les protégés de Stan Vidakovic ne se trompent toutefois pas d’objectif. Seule la montée compte pour une équipe qui avait manqué de justesse la promotion la saison dernière en perdant un barrage contre Genève-Ville : 3-2 après avoir mené 2-0.

Quelles sont alors les recettes de ces performances régulières ? Un groupe soudé et une cohésion tant sur le terrain qu’en dehors. Composée à 80% de joueurs formés au club et de générations différentes, les membres de cette équipe se cotoient régulièrement depuis des années. Depuis maintenant deux saisons, Stan Vidakovic a su trouver un équilibre entre les jeunes (Sbriglio, Sprungli, Alonso, etc.)  et les plus expérimentés (Schnider, Minh, etc.). Avec une moyenne de 20 joueurs présents à l’entraînement, tout le monde se sent impliqué.

Roland Schnider en action

L’expérience de la saison passée trotte également dans les esprits et a été une motivation supplémentaire cette saison comme le confirme l’un des piliers de l’équipe Anthony Disner : “Mentalement, il fallait rebondir. On garde cette expérience dans nos têtes et on veut à tout prix avoir notre revanche à la fin du mois de mai.”

Forces et faiblesses

Logiquement, une équipe invaincue possède la meilleure défense du championnat. C’est le cas des coéquipiers du capitaine et gardien Frédéric Schenk qui n’a été cherché le cuir au fond des filets qu’à onze reprises. “Toute l’équipe travaille dans le replacement, avec une grande combativité. On a vraiment la haine du but pris !” poursuit le défenseur Disner.

Schenk, le gardien de la seconde garniture onésienne

L’attaque n’est néanmoins pas en reste avec 33 buts en 14 parties. Ce total est principalement l’oeuvre de trois joueurs : Machado (7), Schnider (5), et surtout Beyeler auteur de 14 réussites. Ce petit attaquant est un véritable renard des surfaces (ou plutot “rat des surfaces” comme on peut l’entendre du côté du Stade municipal d’Onex) et possède donc une moyenne impressionnante de 1 but par match. Dans ce registre, l’arrivée à la mi-saison de Racine, en provenance de Laconnex a également sa touche d’importance.

Mais l’herbe n’est pas toujours aussi verte. Avec un contingent très fourni, il est parfois difficile d’utiliser chaque joueur autant qu’espéré. La règle des changements volants permet à beaucoup de joueurs de fouler la pelouse mais limite considérablement le temps de jeu. Cette problématique, gérée comme ils peuvent par Stan Vidakovic et Antonio Rizzo, ne compromet toutefois pas les bons résultats de l’équipe.

Ces matches, le FC Onex II les remporte ou plutôt ne les perd pas également hors du terrain. Les entraînements et matches se prolongent à la buvette du club aussi souvent que possible. La traditionnelle sortie de préparation et le match amical du côté de… Lucerne est également une explication supplémentaire. De plus, actuellement six joueurs de l’équipe entraînent également des équipes juniors. Près de 15 joueurs de l’équipe l’ont été par le passé. “On se connaît vraiment bien, on se cotoie, il y a un vrai esprit de cor dans ce groupe”, précise Disner.

Disner lors d’un match contre Vernier II la saison passée

 

Alors invincible le FC Onex II ? Réponse le 3 juin, au terme des six journées de championnat restantes…

 

Pour Proxifoot, Axel Dranomvic
Photos : IV Sport et OneClick-Photo

 

Share.