Hervé Musquère : “On n’a jamais cessé d’y croire”

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Quasiment condamné à cinq journées du terme, UGS a renversé la situation en revenant du bon côté de la barre. Et a même assuré son maintien avant la dernière journée. Hervé Musquère nous détaille cet exploit.

Les réseaux sociaux du club avaient commencé à communiquer il y a un mois : “Cinq finales”, c’est ce qui restait à UGS, à l’époque à huit longueurs de la barre détenue par Interstar, s’il voulait rêver de maintien. Finalement, les Ugéistes n’en ont eu besoin que de quatre. Avec 12 points sur 12, alors qu’Interstar en a obtenu zéro, les joueurs d’Hervé Musquère ont réalisé l’exploit de se maintenir alors que les carottes semblaient cuites. Comment retourne-t-on une telle situation ? Le coach violet, qui entamera cet été sa septième saison à Frontenex, nous donne quelques éléments de réponse, trois jours après le succès 5-1 contre Morges qui assurait la continuité du club en 2ème ligue inter.

 

Proxifoot : On imagine que ce maintien est un grand soulagement pour le club.
Hervé Musquère : Oui, c’est un grand soulagement ! On s’était mis dans une situation un peu délicate, de par notre faute tout simplement. Et il a fallu trouver des solutions pour recréer un nouveau dynamisme dans l’équipe. Au milieu du second tour, on a fait appel à quelques joueurs de la Deux pour recréer une ambiance. Il y a plusieurs de nos joueurs qui avaient lâché et il a fallu puiser dans la Deux. Cela nous a redynamisés et on a enchaîné les victoires.

A cinq journées de la fin, vous étiez à huit points de la barre. N’avez-vous jamais cessé d’y croire ?
Non, jamais. Le tournant a été le match gagné à Interstar (ndlr : 1-2 dans les arrêts de jeu). On savait qu’en gagnant, on revenait à cinq points et que tout serait possible car Interstar se déplaçait ensuite alors qu’on recevait Dardania. On pouvait revenir à deux points et là c’est un tout autre championnat. On a eu le calendrier de fin de championnat assez favorable, même si on n’avait pas notre destin entre les mains. Cela a bien tourné pour nous. On se devait de réagir car le club ne mérite pas de descendre en 2ème ligue.

UGS est habitué à jouer le haut ou la moitié de tableau. Comment aborde-t-on une opération maintien ?
Lors de ma première année, on a aussi été en difficulté (ndlr : l’équipe s’est sauvée à la dernière journée en 2013-2014), ensuite on a enchainé des bonnes saisons. En tant qu’entraîneur, on ne doit pas douter, on doit au contraire trouver des solutions pour montrer aux joueurs que rien n’est perdu. On a essayé d’être toujours positifs. Les solutions, nous les avons trouvées, les joueurs ont bien adhéré au projet de reconstruction en milieu de saison. 

Quelles sont les différences entre le nouveau comité arrivé cette année et l’ancien, de votre point de vue d’entraîneur de la première équipe ?
Autant l’ancien comme le nouveau comité nous ont fait une totale confiance. Au niveau du management de la première équipe, on a carte blanche. Au niveau des moyens, on n’est pas plus riches que les autres. Pour moi, c’est compliqué de parler des deux comités car j’ai beaucoup de respect pour l’ancien comité ainsi que pour le nouveau. Tout ce que je veux, c’est d’avoir une liberté totale pour la première équipe.

Avec votre assistant Premtim Jetisi, vous êtes arrivés en 2013 et faites presque partie des meubles. Quel est votre avenir au sein du club ?
Nous serons là encore l’année prochaine. Avec Premtim, nous avons l’ambition de faire grandir le club dans son ensemble. On s’y sent bien ici, il y a des bonnes conditions. On pense davantage au club dans son ensemble que seulement à la première équipe. Après, c’est notre travail de faire gagner la première équipe. Cette année, on a été en difficulté, c’est aussi de notre faute, on l’a assumé. On espère repartir sur une saison un peu plus calme et performante. On n’a jamais eu l’intention de quitter le navire car on est attachés à UGS. Et le comité nous a toujours soutenus malgré les résultats cette saison. Il n’y avait pas matière à changer de staff. On est au niveau amateur, pour changer d’entraîneur, il faut que le groupe n’adhère plus alors que là, le groupe adhérait encore.

 

Ryan Lucas, 13 buts, co-meilleur buteur de l’équipe avec Nicolas Hélin

 

Photos : Stéphane Eursels

 






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