Après un été mouvementé, Donzelle est le leader surprise

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Deux changements d’entraîneur ont eu lieu cet été au FC Donzelle​, mais les joueurs ont surmonté la situation avec trois victoires. Le président Pierre-Yves Zumbach nous détaille l’été mouvementé du côté du Stade du Moulin, qui va renouveler ses infrastructures.

Quel été mouvementé du côté du Stade du Moulin ! Après le départ de l’entraîneur Pascal Pécheur du côté de Veyrier pour y être l’assistant de Daniel Villa, le FC Donzelle a eu du mal à se reconstruire pendant la pause estivale. D’abord, parce que le départ de Pécheur n’était pas du tout prévu. « Ce départ annoncé début mai était inattendu, nous n’étions pas partis dans l’idée de rechercher un nouvel entraîneur cet été », avoue le président Pierre-Yves Zumbach. Ensuite, parce que l’entraîneur choisi pour le suppléer n’a pas satisfait aux attentes pendant la préparation. Résultat : le comité a décidé de s’en séparer juste avant le Tournoi des Campagnes, soit à une semaine de la reprise du championnat. « On pensait avoir trouvé la bonne personne, malheureusement, la mayonnaise n’a pas du tout pris pendant la préparation. Le retour des joueurs n’était pas positif et le ressenti du comité, qui suivait la préparation de près, non plus », explique le président.

Un groupe en autogestion avant l’arrivée de Bruno Pais

C’est dans ce contexte flou que la première équipe donzelloise s’apprêtait à reprendre le championnat de 3ème ligue. Et avec des craintes logiques : les joueurs s’attendaient à vivre une saison galère et se voyaient déjà jouer la relégation. Pourtant, comme c’est souvent le cas dans le football, c’est face à l’adversité que les footballeurs se mobilisent. Sans coach pendant le Tournoi des Campagnes et lors de la première journée de championnat, les joueurs donzellois se sont gérés eux-mêmes, « comme les Corinthians du docteur Socrates », plaisante Zumbach. “Le Tournoi des Campagnes nous a aidés à faire connaître notre situation, on a par la suite reçu des téléphones de clubs amis pour nous mettre sur quelques pistes”. Après une première victoire contre Choulex (2-0), c’est Bruno Pais qui a été nommé à la tête de l’équipe. 

Ancien assistant de Carlos Alves au sein de la première équipe de Meyrin, Pais a également entraîné les FE13 meyrinois, avant d’arrêter pour monter son entreprise. Le voilà de retour à l’action, convaincu par le projet donzellois. “Il a été marqué par l’état d’esprit et la solidarité des joueurs, détaille le président. C’est ce qui nous a sauvés lors de cette période trouble, je tiens à tirer mon chapeau à l’ensemble de l’effectif, ils ont été sensationnels”. Puis les résultats ont suivi : après trois journées de championnat, Donzelle est la seule équipe de 3ème ligue à compter trois victoires. Qui plus est, le club de La Plaine n’a toujours pas encaissé le moindre but (2-0, 1-0, 1-0). 

Certes, la saison est encore longue et on ne sait pas encore si Donzelle jouera les premiers rôles. Mais les 9 points sont déjà dans la besace et personne ne pourra les leur enlever. « Le début de saison est inattendu et sympathique. On n’a joué que trois matchs, mais ce qui est pris n’est plus à prendre », résume Zumbach.

Les infrastructures du stade vont changer

Comme tout président, la première équipe n’est pas l’unique préoccupation de Pierre-Yves Zumbach. Le mouvement junior a été redynamisé à l’intersaison dans le but d’assurer la pérennité de la première équipe : “On a créé une cellule sportive gérée par deux joueurs de la première. Sans être prétentieux, on a monté une équipe d’actifs composée de jeunes du club qui ont encore l’âge de juniors, pour faire une sorte de vivier dans lequel l’entraîneur de la première pourra puiser à court ou moyen terme”.

En termes d’infrastructures, plusieurs nouveautés s’apprêtent à voir le jour du côté du Stade du Moulin, avec une rénovation totale du vétuste bâtiment qui occupe la buvette et les vestiaires. Cerise sur le gâteau, le terrain “rouge” annexe (“sûrement le dernier du canton”) est en très bonne voie d’être remplacé par un terrain synthétique, afin de soulager le terrain principal. Le cas du FC Donzelle illustre bien la situation des clubs de campagne : se moderniser pour perdurer.

 

Photo : Ian Vaney (archives)







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