Iñaki Fernandez : faux 9, vrai buteur

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Arrivé cet été au CS Italien en provenance de Lancy, l’ailier reconverti attaquant s’est parfaitement intégré dans son nouveau club et compte déjà sept buts en championnat.

Iñaki Fernandez a connu la formation élite à Servette, la Promotion League avec Nyon et Carouge (38 matchs, 5 buts), ainsi que la 1ère ligue avec Carouge et Lancy (28 matchs, 13 buts). Alors, à seulement 24 ans, c’est un peu surprenant de le voir en 2ème ligue interrégionale au CS Italien. Même son entraîneur Maxime Antonilli s’est demandé ce qu’il venait faire dans son équipe cet été. Pourtant, son arrivée au CS a été le fruit de ce qui fait l’essence du football amateur : la camaraderie. En effet, c’est son ami Keli Pomevor, joueur de la première équipe, qui l’a invité à découvrir la bonne ambiance qui règne au Bois-de-la-Bâtie. Et il n’a pas eu besoin de beaucoup de temps pour être convaincu, lui qui avait pourtant d’autres propositions.

Cette saison contre Veyrier

Un rôle de faux 9 qui lui convient très bien

Après avoir manqué les deux premières journées, Iñaki Fernandez a démarré sa saison tambour battant en inscrivant pas moins de sept buts lors de ses cinq premiers matchs sous ses nouvelles couleurs. Ce n’est que le week-end dernier qu’il n’a pas fait trembler les filets pour la première fois (défaite 3-1 contre UGS). Cette nouvelle facette de buteur est en grande partie liée à son repositionnement sur le terrain. Formé à Servette au poste d’ailier droit, Fernandez a été replacé dans l’axe, en faux 9, avec des résultats jusqu’à présent probants : « Tactiquement, je me sens à l’aise dans ce rôle. Le coach me laisse pas mal de liberté, même si je suis au centre du terrain, je peux bien me déplacer. Si ce n’est pas moi qui marque, c’est un autre, donc tant qu’on gagne je suis content »,

La tactique, justement. Elle est beaucoup travaillée par un coach et un staff qui en sont tous férus. « Chacun sait ce qu’il doit faire, ajoute l’attaquant. Le coach insiste beaucoup sur les rôles défensifs, les transitions, ce qui est un de nos points forts dans les matchs. L’une des choses les plus importantes dans le football, c’est que l’équipe sache à quoi elle joue. Quand on sait quoi faire et qu’on le fait tous ensemble, c’est plus facile ».

L’année dernière avec Lancy

Un mordu de foot

Promu en 2ème ligue interrégionale pour la première fois de son histoire, le CS Italien n’a pas le rôle du Petit Poucet de la catégorie. Avec des jeunes joueurs du crû et d’autres qui connaissent la ligue ou celle au-dessus, l’équipe de Maxime Antonilli présente un bilan équilibré et plutôt positif de quatre victoires et quatre défaites en huit journées. Le maintien ne devrait pas être un souci pour eux cette saison. « Le gros objectif, c’est le maintien, reconnaît Fernandez. Sur ces dernières années, il faut une trentaine de points pour se sauver. On est bien partis mais c’est encore long ». Et pour le titre, l’ancien Servettien qu’il est ne cache pas que les grands favoris sont les M21 grenat, équipe qu’il a côtoyée en 2015-2016 : « Si on regarde le classement, il n’y a pas photo, c’est eux les favoris. Ce qui m’a le plus impressionné, c’est au niveau de la structure et de la cohésion de l’équipe. Mais ils vont être de plus en plus attendus donc cela ne va pas être facile ».

Iñaki suivra bien entendu ça de près, lui le “malade” du football, qui ne rate rien du ballon rond régional comme international. « Le foot, je l’ai hérité de mon grand-père et mon père. Tout petit, mon grand-père m’emmenait voir les matchs d’Onex, là où j’habitais. J’ai toujours bercé dans ce milieu. Quand je ne joue pas, je vais voir mes amis jouer sur les autres terrains ». Le foot, une maladie ? C’est le cas de le dire, lui qui est capable de regarder la Copa America au milieu de la nuit alors qu’il travaille le lendemain, ou qui encore force un carton rouge pour ne pas rater le Clasico. « C’était un match qu’on était en train de perdre par trois ou quatre goals, détaille-t-il, il restait quelques minutes et je ne voulais pas rater un bout du Clasico, du coup je me suis fait expulser bêtement sur une faute gratuite à mi-terrain. Mais je ne dirai pas l’année ni le club car le coach pourrait encore m’engueuler aujourd’hui ! ». Vous avez dit passionné ?

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Photos : Stéphane Eursels

 






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