Röthlisberger, un quadruplé pour lancer la saison

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Le milieu offensif veyrite ne pouvait pas mieux commencer la saison. Ses quatre buts ont permis à l’équipe de Daniel Villa de venir à bout d’une coriace équipe valaisanne de Saint-Maurice (4-3). Interview.

Une fois n’est pas coutume, Veyrier n’a pas raté son entrée en matière. Pour le grand retour de la compétition après des mois d’arrêt, l’équipe de Daniel Villa pensait avoir bouclé le match avec un triplé de Thomas Röthlisberger en une demi-heure. Pourtant, Saint-Maurice, qui possède des attaquants redoutables comme Diogo Teixeira ou Artur Gjocaj, est revenu à 3-2 à un quart d’heure du terme. Mais Röthlisberger était dans un grand jour en s’offrant un quatrième but en fin de match. Accrocheurs, les Valaisans ont fait trembler Veyrier jusqu’au bout en inscrivant le 4-3 dans les arrêts de jeu.

Revenu au club l’année passée après une pige d’une saison à Lancy, Thomas Röthlisberger fait partie des cadres et des leaders techniques de l’équipe. On peut dire qu’il fait les beaux jours du Veyrier Sports, comme l’avait fait son paternel Claude, une des figures du club veyrite, champion suisse avec les vétérans en 1997 notamment. Interview d’un joueur dont le mot d’ordre est le plaisir du jeu avant tout.

 

Proxifoot : Quatre buts pour commencer le championnat, c’est pas mal, non ? Est-ce la première fois que tu mets un quadruplé en actifs ?
Thomas Röthlisberger : Non, il me semble que j’en ai déjà mis cinq (rires), mais c’était en amical contre une 3ème ligue avant d’affronter Young Boys en Coupe de Suisse. Mais en match officiel, il me semble que c’est la première fois.

Tu n’es pas un pur attaquant, plutôt un milieu offensif, mais tes statistiques sont souvent égales ou meilleures à celles des attaquants. Comment expliques-tu ces statistiques ?
J’ai la chance que Daniel me laisse tirer les coup francs et les penaltys, ça me donne déjà plus de chances de marquer (ndlr: il a mis un penalty et un coup franc contre Saint-Maurice, voir le résumé vidéo ci-dessous). Sinon, offensivement, nous n’avons aucune restriction, on a beaucoup de liberté. Je peux y aller à fond dans les actions offensives car je sais que derrière, je suis bien couvert.

Raconte-nous ton expérience à Lancy. Pourquoi avoir quitté Veyrier en 2018 et pourquoi y revenir un an après ?
Je suis parti en 2018 car j’avais l’impression d’avoir fait un peu le tour. La dernière année, on avait une belle équipe sur le papier. On avait réuni les anciens de Servette de notre génération. Et au final, il y avait trop d’absentéisme et cela a été compliqué (ndlr : Veyrier a terminé à la huitième place). En plus, j’étais capitaine, c’était un peu lourd à porter car j’avais plein d’attentes par rapport au fait de rejouer avec des copains. Puis s’est présentée l’opportunité de partir à Lancy avec Mikael Mendes. Cela ne s’est pas passé comme j’espérais. J’ai rencontré des super gars, on avait une belle équipe qui jouait le haut de tableau mais je n’avais pas l’impression qu’il y avait une vraie concurrence. Par exemple, une fois j’étais titulaire, on a gagné 4-1, je fais un bon match puis les deux matchs d’après je ne rentre même pas en jeu. Je suis retourné à Veyrier, encore avec Mendes, car une dynamique s’était recréée. Jordan Buchs, un copain, avait notamment signé et on en rejoignait d’autres déjà au club. On voulait créer une belle équipe.

Justement, cette équipe est maintenant installée dans le haut de tableau de 2ème ligue inter depuis deux saisons. Quelle est l’étape d’après ? Est-ce que vous vous dites qu’il faut tenter quelque chose ?
Comme on dit toujours, l’étape d’après c’est de faire mieux que les précédentes. On vient de finir deuxièmes et troisièmes, donc l’étape d’après t’es obligé de dire que c’est de finir premiers. Mais on ne peut pas vraiment dire qu’on veut monter. D’un côté, on voudrait bien finir premiers mais de l’autre, on ne sait même pas si on a envie d’aller en 1ère ligue (rires) !

Vous n’aviez pas joué de match officiel depuis novembre. Un peu long, on imagine.
Oui, c’est clair.. On a dû faire 13-14 matchs amicaux entre la préparation du second tour de l’année dernière et celle-ci. Au bout d’un moment, c’est fatiguant, on a envie que les matchs comptent. Mais on a pu faire une préparation plus longue contrairement aux autres années. C’est peut-être pour ça que cette fois, on a gagné notre premier match.

En tant qu’ancien Servettien, penses-tu que les M21 seront de nouveau les grands favoris du championnat ?
C’est une autre génération donc difficile à dire, mais ils sont obligés de monter. En tout cas l’année dernière, quand je me suis blessé contre Servette, j’ai passé la seconde mi-temps à côté de leur banc et je peux dire qu’Adrian Ursea était quasiment le meilleur élément de l’équipe, c’était quelque chose d’impressionnant. Avec Ursea, les joueurs ont appris pour une vie de football. C’est possible que la mayonnaise ne prenne pas aussi bien que l’année dernière, mais en tout cas ils seront en haut du tableau. Cette équipe a besoin de monter. Quand on avait été champions en 2011 avec les M21, on n’avait pas pu monter pour des raisons administratives et la saison d’après, on rate la montée au dernier match. Depuis, c’est le désert, jusqu’à l’année dernière. Pour le foot genevois, ce serait bien que l’équipe soit promue en 1ère ligue.

 

Le résumé du match par nos confrères de Footmag:






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