Agron Nuredini : « Je veux pouvoir être maître de mes choix »

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Malgré ses deux victoires en deux matchs, le désormais ex-entraîneur du FC Kosova quitte déjà ses fonctions. Il explique son choix.

C’est une sacrée surprise qui est tombée pour démarrer le week-end! Après ses deux victoires à la tête du club kosovare pour lancer sa saison, Agron Nuredini a déjà quitté ses fonctions. Son équipe s’apprêtait à affronter la lanterne rouge Lancy II et pouvait potentiellement prendre la tête seule dès dimanche.

Quatre victoires en cinq match officiels : les chiffres ne mentent pas, le passage de Nuredini sur le banc de Kosova aura été une réussite. Et c’est justement cela qui rend ce départ peu compréhensible. Apprécié par l’équipe, le comité et le président, son départ rend tout le monde perdant : « Je donnais des entraînements avec 23-24 joueurs, ce sont des choses qui n’étaient jamais arrivées à Kosova, précise Nuredini. Tout le monde était investi dans son travail et il y avait la place pour aller chercher une saison historique. Les victoires, l’ambiance…tout était réuni ».

Mais si tout allait si bien, qu’est-ce qui a poussé le technicien à s’en aller ? La réponse du principal intéressé : « Ça me dérangeait de devoir rendre des comptes à la fin des matchs et même des entraînements. J’ai eu à donner des explications sur mes choix dès le départ, même lorsque les joueurs que je faisais entrer étaient décisifs. C’est quelque chose que je ne trouve pas cohérent. Si c’est comme ça quand on gagne, je n’étais pas sûr de pouvoir concevoir un travail serein à long terme au moment où les premières défaites allaient arriver ».

Un départ dû au manque de liberté laissé à l’entraîneur dans ses choix, même si le terrain lui donnait raison jusqu’à présent : « Quand on me confie une équipe, je veux être libre de faire mes choix, de gagner et de perdre avec mes choix. Je ne voulais surtout pas arriver au point où on allait m’imposer un onze de départ ». 

Malgré cette fin subite, Agron Nuredini aura tout de même laissé de beaux souvenirs à Kosova et, inversement, le club et ses personnes autour auront aussi marqué l’entraîneur : « Humainement, je suis triste que ça se termine ainsi. Le comité était extra et le président aussi. Ce dernier a tout fait pour que ça s’arrange, c’est vraiment une personne en or (Halil Rrahmani, ndlr). Sans lui, le club ne tournerait pas et il m’a traité comme un fils lorsque j’étais à Kosova ».

Après ces adieux, Agron Nuredini est à nouveau libre et pourrait intéresser plusieurs clubs au vu de ses réussites récentes. Après avoir pris plus d’un an de pause avant de reprendre Kosova au printemps, le technicien n’a cette fois-ci pas l’intention de rester si longtemps à l’arrêt : « Le but est de rebondir et d’aller le plus haut possible. je suis prêt à saisir les opportunités qui se présentent à moi » conclut Nuredini.

Durim Lika dirigera l’équipe contre Lancy II demain matin.

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