« On a un groupe plus homogène »

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À l’heure de la pause hivernale, Meyrin est le Genevois le mieux parti pour disputer les finales de 1ère ligue au printemps. Bilan avec l’entraîneur Jean-Philippe Lebeau.

27 points en 14 matchs, soit une moyenne de presque deux points par rencontre. Le butin est plutôt riche pour Meyrin, qui a clôturé la première partie du championnat de 1ère ligue en bonne position, à seulement quatre longueurs du leader Bulle et à deux de la deuxième place donnant droit aux finales. Les Meyrinois seront donc dans le coup au printemps et chercheront comme chaque saison à accrocher les finales de promotion. L’entraîneur meyrinois Jean-Philippe Lebeau est d’ailleurs le premier à revendiquer cette ambition : “Au vu du classement, on se doit d’aller chercher les finales. On a montré jusqu’ici qu’on pouvait y prétendre”.

“Les jeunes ont plus de qualité qu’il y a quelques années”

Un tel rendement n’était pas garanti au vu des nombreux changements advenus durant l’été. Beaucoup de cadres ne sont plus là, des nouveaux joueurs les ont remplacés, mais la transition semble s’être parfaitement déroulée : “On savait qu’il fallait créer quelque chose à la suite des nombreux mouvements qu’il y a eu, analyse Jean-Philippe Lebeau. La qualité était là mais il fallait que ça prenne pour qu’on puisse se retrouver à une place à la hauteur de nos ambitions”. 

Cette transition a été facilitée par un travail commencé déjà en fin de saison dernière, lorsque Meyrin ne jouait plus rien en championnat : “On a directement commencé à intégrer des joueurs comme Bavueza et Nsiala pour ne pas perdre de temps. Nous avons également fait monter les jeunes pour voir s’ils étaient au niveau et pour leur donner la possibilité de s’intégrer. C’est donc un groupe que nous avons commencé à créer depuis la saison passée déjà”. 

Le rajeunissement de l’équipe Jaune et Noire est d’ailleurs sans doute une des principales nouveautés de la saison. Certains joueurs comme Haroun, Sarr, Cauan, Semedo ou encore Gonçalves arrivent à obtenir beaucoup de temps de jeu et à avoir un rôle important dans l’équipe. “Les jeunes qui sont avec nous sont bien plus au niveau qu’il y a 3-4 ans en arrière, explique l’entraîneur des Arbères. Ils ont plus travaillé et sont sur la même longueur d’onde que nous, ce qui facilité leur intégration en première équipe. Pour cela il faut féliciter Alexandre Da Costa (entraîneur de la deuxième équipe) et Etienne Bonnevie (directeur technique de la formation)“.

Oumar Sarr, 20 ans et buteur contre Lancy, symbolise ce rajeunissement d’effectif.

“On manque encore d’efficacité”

Une autre nouvelle facette de ce Meyrin version 2021-2022 est le dispositif utilisé. Le 3-4-3 a fait mal aux défenses adverses (3ème attaque du championnat avec 31 buts) et prouvé sa solidité (2ème défense du championnat avec 15 buts encaissés). Jean-Philippe Lebeau y pensait depuis longtemps, mais n’avait pas été en mesure de déployer ce système jusqu’à présent : “On avait déjà mis en place ce système avant le Covid et on avait les bases, mais il manquait des joueurs à certains postes, donc on était revenus à notre 4-3-3 habituel. En fin de saison dernière, j’ai pu mettre en place ce que je voulais grâce à certains profils de joueurs qu’il nous manquait”.

Au-delà du dispositif utilisé, l’entraîneur meyrinois est convaincu que l’unité du groupe a été un des critères ayant permis à son équipe d’obtenir de bons résultats : “Qualitativement, on n’est pas meilleur que lors des dernières saisons. Par contre, on est plus homogène dans les âges, les cultures…il y a peut-être plus de partage aussi, ce qui fait que sur le terrain, parfois, on se comprend mieux”.

Vu comme ceci, Meyrin semble presque ne pas avoir de défaut. Mais il y a tout de même un secteur en particulier où Jean-Philippe Lebeau attend du progrès : “Au vu du nombre d’occasions qu’on s’est créé, on n’a pas été assez efficaces offensivement. Je dirais qu’on manque encore d’efficacité en général, à tous les niveaux, pas uniquement en attaque”. Il ne devrait cependant pas y avoir de grand recrutement pour combler ceci, sauf surprise : “Ce n’est pas prévu, à moins qu’une opportunité se présente. Il s’agit d’un groupe qui a une belle marge de progression et qui est profond. Une de nos forces a d’ailleurs été que nous avons pu aligner beaucoup de joueurs différents lors du premier tour, sans constater une baisse significative des résultats”.

La quête des finales de promotion reprendra le 5 mars pour Meyrin, avec un choc en déplacement sur le terrain d’Echallens. Un face-à-face qui s’annonce d’ores et déjà d’une importance capitale pour la suite des événements.

Les Meyrinois avaient délivré une grande prestation contre Echallens fin août (6-2)…rebelote début mars ?

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