Déjà l’heure de la reprise pour Maxime Dominguez et Kilian Pagliuca

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Les Genevois Maxime Dominguez et Kilian Pagliuca ont pris part cette semaine à un camp d’entraînement, dispensé par Peak Performance, afin de préparer la prochaine saison.

Alors que la saison 2021-22 s’est terminée il y a quelques semaines à peine, de nombreux joueurs professionnels préparent déjà la suivante. C’est le cas de Maxime Dominguez et Kilian Pagliuca, entre autres. Les deux Genevois de l’étranger ont choisi de préparer leur saison 2022-23 sur les terrains de l’US Meinier, au centre sportif de Rouelbeau. C’est dans ce cadre idyllique que Peak Performance, organisateur d’un camp pour joueurs professionnels, s’est établi pour la semaine.

Khalil Ouared, le Genevois de Peak Performance

Ça fait maintenant deux ans et demi qu’on a créé Peak Performance“, explique Tyron Matuta, co-fondateur de la boîte spécialisée en préparation physique. Diplômé en sciences du sport à l’Université de Lausanne, il a lancé son business avec son ami Sébastien Christie début 2020, en pleine pandémie.

Fort d’une expérience footballistique aux États-Unis, une idée émerge dans la tête de Tyron Matuta : “J’ai vu ce qu’il se passe là-bas, il y a beaucoup d’entraîneurs spécifiques. En Suisse, il n’y a pas trop de préparation physique et technique plus personnalisée.” Il lance alors Peak Performance Conditioning, avant de faire appel à son ami Khalil Ouared, pour développer le côté football. L’actuel joueur de La Sarraz, maintenu en 1ère ligue, a commencé ce sport à Onex, avant de rejoindre Servette jusqu’en M16, puis le centre de formation de Dijon. Miraculé après un grave accident de voiture il y a quelques années, le jeune homme poursuit sa carrière dans le football, désormais avec plusieurs casquettes.

Avec Peak Performance Football, les deux amis s’occupent principalement de joueurs amateurs. Des jeunes “qui ne sont pas dans un club pro, qui n’ont pas accès à tout le matériel“, explique Tyron Matuta. “On veut combler ce manque. Il y a une grosse demande de la part des jeunes qui veulent atteindre un meilleur niveau“, continue-t-il.

Khalil Ouared (en blanc) donne ses consignes aux joueurs, avant le tennis-ballon.

Arriver prêt à la reprise

Au-delà de cet aspect, Tyron Matuta et Khalil Ouared travaillent également avec des joueurs professionnels, comme c’est le cas cette semaine. “On a réuni six joueurs pros. Ce genre de camp est une première en Suisse“, détaille le dernier cité. Parmi les joueurs présents, des Vaudois, mais aussi deux Genevois : Maxime Dominguez et Kilian Pagliuca.

Ça fait deux ans que je travaille avec eux, pour la préparation“, déclare Maxime Dominguez. “Quand j’arrive en club, je me sens déjà prêt, avec ce travail effectué avant“, détaille l’actuel joueur de Miedz Legnica, en Pologne. Même son de cloche du côté de Kilian Pagliuca : “Je vois ce camp comme un avantage, pour arriver au premier jour de la reprise et être déjà prêt. À la reprise, c’est important de montrer tout de suite que tu es là, que tu es bien.

Maxime Dominguez (de dos) et Kilian Pagliuca à l’échauffement musculaire.

Au programme, un travail complet. “On a commencé par une simple préparation physique, avant de développer le côté football. On fait autant le physique que la technique. Les deux sont importants“, explique Tyron Matuta. “On travaille un peu différemment ici qu’en club“, assure Maxime Dominguez, qui apprécie cette vision.

Comme en club, par contre, “le stage est très professionnel“, dixit Kilian Pagliuca. Les athlètes disposent notamment d’un masseur pour les soins, avant et après l’entraînement sur le terrain.

Malgré le travail, les joueurs semblent prendre énormément de plaisir. “C’est plus attractif que d’être tout seul dans une salle avec un préparateur physique“, assure Kilian Pagliuca. “On retrouve les copains, comme Kilian, avec qui j’ai été formé à Servette. Je connais aussi les créateurs de Peak Performance, donc c’est sympa“, ajoute Maxime Dominguez.

La bonne humeur, en tout cas, se fait ressentir au centre sportif de Rouelbeau. Notamment durant le tennis-ballon, où les piques fusent entre la “Team Genève” et la “Team Lausanne”. “On a toujours su que Genève c’est plus technique“, se permet même Khalil Ouared.

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