Luigi Pisino : « On a su être réguliers pour sortir notre épingle du jeu »

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Servette M16 disputera samedi (14h) à la Fontenette la finale des playoffs face à Zurich. L’entraîneur Luigi Pisino revient sur la saison et lance ce dernier grand rendez-vous.

L’académie servettienne a l’occasion de clore la saison en beauté samedi après-midi. Deuxièmes lors de la saison régulière, les M16 grenat s’apprêtent en effet à disputer une finale face au FC Zurich, après avoir éliminé Saint-Gall, puis YB lors des playoffs. Vainqueur de la Coupe Suisse il y a un peu plus d’un an avec la génération précédente, l’entraîneur Luigi Pisino espère ramener un nouveau trophée à la maison.

Proxifoot : Luigi, l’année passée vous avez remporté la Coupe Suisse, cette année vous êtes en finale des playoffs, on peut dire que tu es dans la continuité…
Luigi Pisino : On va faire ce qu’il faut pour que ce soit deux titres (rires). Je pense surtout que c’est intéressant de voir pourquoi on en est là deux ans de suite. En tant qu’entraîneur, j’amène ma pierre à l’édifice, mais avant moi, d’autres le font. Le club donne des lignes directrices efficaces et il y a un bon travail à tous les niveaux. Ce qui est intéressant aussi, c’est que les joueurs s’identifient de plus en plus au club. Il y a aussi cette identité de jeu qui continue de se construire au sein de l’Académie et que nous partageons tous. Aujourd’hui, cela se ressent dans les résultats.

Vous avez terminé deuxième en championnat, cette finale est l’occasion de finir en beauté la saison.
On a su être réguliers sur la longueur et c’est là que nous avons sorti notre épingle du jeu. Les joueurs ont été impliqués du début à la fin et ont progressé. Nous avons aussi beaucoup gagné en maturité. À cet âge-là, c’est un moment-clé. Le joueur rentre dans le football élite et change physiquement, mentalement. Il apprend le travail, la discipline et l’implication que cela requiert. C’est ensuite à nous, les entraîneurs, d’exploiter le potentiel maximum de chacun.

Qu’est-ce qui fait la force de ton équipe ?
Je pense que c’est vraiment ce travail, cette implication quotidienne, cette collaboration entre les joueurs. On a su créer une identité au sein du groupe. Nous avons également appris à être patients et à faire face à tous les scénarios, en gérant aussi l’aspect émotionnel.

Ton équipe à notamment montré du caractère lors des quarts de finale, où vous avez éliminé Saint-Gall après avoir perdu le match aller.
Nous perdions 1-0 à un quart d’heure de la fin et nous avons inscrit trois buts lors du dernier quart d’heure. C’est un bon exemple qui montre que dans le foot, il n y a pas de chemin simple, l’histoire d’un match est toujours à écrire et il faut travailler pour cela.

Zurich a terminé cinquième en championnat, Servette deuxième. Vous êtes favoris sur le papier.
On sait que c’est une excellente équipe avec des bonnes individualités (une défaite et un nul contre Zurich en championnat, ndlr). À nous d’élever notre implication pour montrer qu’on a mérité ce titre. Mais il reste beaucoup de travail, que ce soit en amont de la finale, mais surtout le jour J.

Est-ce que tu as un message à passer à ton équipe avant le grand jour ?
J’aimerais leur rappeler qu’il n’y a que le travail et l’enthousiasme qui paient. Les choses finissent pas fonctionner si on suit des objectifs en se donnant les moyens de les atteindre.

 

Rendez-vous samedi en début d’après-midi (14h) au stade de la Fontenette pour la grande finale. L’entrée est gratuite.

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