Relégué en 3e ligue il y a deux saisons, Sport Lausanne Benfica vit une période contrastée depuis son retour à cet échelon. Après une saison dernière terminée en milieu de tableau, les Lausannois doivent cette fois lutter pour leur maintien dans un groupe 4 au niveau particulièrement relevé.
Le printemps n’a pas ressemblé à celui espéré du côté de Sport Lausanne Benfica. Habitué, ces dernières années, à évoluer au plus haut échelon régional, le club lausannois s’est retrouvé plongé dans une nouvelle bataille : celle du maintien. À quelques journées de la fin du championnat de 3e ligue, les hommes de Luis Filipe Cabacas occupent une inconfortable onzième place, à égalité de points avec le premier non-relégable. Un classement difficile à imaginer pour un club possédant une identité aussi forte dans le football vaudois amateur. Pourtant, derrière les chiffres, la réalité a semblé plus complexe.
Une relégation qui a laissé des traces
Deux ans après la descente de 2e ligue, les pensionnaires du centre sportif de Chavannes n’ont jamais retrouvé une réelle stabilité. Mentalement surtout, le coup a laissé des traces. « La relégation en 3e ligue a été difficile à digérer », a reconnu Luis Filipe Cabacas. Sans pointer une seule cause, le coach évoque un ensemble de choses : blessures, absences et mauvais résultats ont plongé l’équipe dans une spirale négative difficile à enrayer. Le SL Benfica a également dû s’adapter à un groupe 4 relevé et varié dans les styles de jeu.

Les pensionnaires de Chavannes ont démontré qu’ils étaient capables de tout cette saison.
Une équipe capable du meilleur… comme du pire
Le paradoxe lausannois réside dans sa capacité à rivaliser avec les meilleures équipes tout en laissant filer des points face à des concurrents directs. Le succès convaincant face à Orbe (5-2) en est un exemple, mais il contraste avec un manque de constance chronique. « L’implication n’est pas toujours là et on est une équipe trop gentille », a admis Cabacas. « On peut très bien jouer, mais aussi offrir des cadeaux qui nous coûtent cher. » Dans un groupe aussi serré, ces détails font souvent la différence.
Une identité assumée malgré les difficultés
Malgré les résultats, Benfica Lausanne reste fidèle à son identité basée sur la possession. « On aime avoir le ballon, mais il faut surtout arrêter de faire des cadeaux », a insisté le technicien. Cette philosophie permet de rivaliser avec certaines équipes mieux classées, mais exige une rigueur collective pas toujours constante. La pression du maintien accompagne également le groupe, qui avance match après match sans se projeter. « On est concentrés sur le prochain match », a assuré Cabacas.

A travers ses difficultés, Sport Lausanne Benfica s’est forgé une résistance à toute épreuve.
La résistance aux obstacles
Au-delà du terrain, le club doit composer avec les réalités du football amateur. « Il faut beaucoup travailler et inventer pour faire face aux contraintes », a expliqué Cabacas, évoquant notamment les défis financiers et structurels. Malgré cela, le projet reste clair : développer toutes les catégories et maintenir une identité forte. L’implication des joueurs et des différentes équipes autour de la première reste d’ailleurs un point positif et une vraie force pour le club.
Garder la tête haute jusqu’au bout
L’objectif immédiat est simple : enchaîner les matchs sans se projeter. « On veut gagner le prochain match, puis celui d’après », a résumé l’entraîneur. Convaincu du potentiel de son groupe, il croit encore à un maintien possible dans un championnat très homogène. « L’aspect mental est essentiel, il faut rester calme dans les moments difficiles », a-t-il insisté. Benfica Lausanne devra s’appuyer sur cet état d’esprit pour rester à flot jusqu’au bout.
La prochaine étape de cette périlleuse opération maintien se tiendra ce dimanche 10 mai à 10 h 30 avec la réception d’Assens.
