Jusqu’ici entraîneur principal de la première équipe du FC Kosova, Blerian Sherifi a été rétrogradé au poste d’assistant suite à l’arrivée de Kelmend Bejta. Une décision pas facile à avaler.
Lundi 28 octobre 2024. À cette époque, après dix journées de 2e ligue et 11 points récoltés, le FC Kosova s’était séparé de celui qui était alors l’entraîneur de sa première équipe, Pierre Emmanuel Dupraz. Un “discours dénué d’ambitions” était notamment reproché à celui qui entraîne aujourd’hui le FC Geneva en 3e ligue, qui s’était alors dit malgré tout “soulagé” que l’aventure s’arrête pour lui.
Dès ce jour-là, c’est le jeune Blerian Sherifi, 28 ans à l’époque, qui a pris en main l’équipe. Ce dernier avait notamment été confirmé à la mi-décembre 2024, après trois matchs comme intérimaire. “Blerian sera l’entraîneur principal, et on va lui trouver en tout cas deux assistants qui puissent l’aider pour différentes choses”, nous disait alors le directeur général Xhevat Rexhepi. Yann Lucas, également responsable Footeco à Etoile Carouge, était alors arrivé pour l’épauler. Ensemble, le duo a guidé l’équipe pendant deux tours complets. Pas plus, toutefois, puisque la composition du staff vient d’être chamboulée.
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De numéro 1 à numéro 3
Cette réorganisation du staff technique, avec l’arrivée de Kelmend Bejta et de son fidèle asssitant Nelson Emanuel Pinto depuis Vernier, n’a pas souri à Blerian Sherifi, qui passe du rôle d’entraîneur principal à celui de deuxième assistant. “Je ne vais pas mentir, lorsque j’ai appris ces changements, je me suis d’abord dit que j’allais arrêter”, avoue celui qui a bouclé le premier tour à la 6e place de 2e ligue avec 23 points en 13 journées. “Lorsque j’ai appris le départ de Yann, ça m’a déjà mis un coup au moral, car on formait un super binôme, capable d’obtenir des résultats. J’ai tout de suite su que le club allait chercher quelqu’un pour palier à ce départ, et j’y étais favorable, bien que je me sentais capable de continuer comme entraîneur principal. Je ne m’attendais en tout cas pas à ce qu’un entraîneur principal arrive avec son assistant et que je me retrouve dans cette situation”.

Blerian Sherifi. © @adnf0t0
Changement d’avis
Dire que l’égo de Blerian Sherifi en a pris un coup est un euphémisme. Difficile d’imaginer autre chose, dans ces conditions. “C’est pour cela que je voulais partir. Et je tiens à dire que ce n’est rien contre Kelmend. Nous sommes de la même génération, on s’entend bien et j’étais favorable à sa venue. C’est un super coach et une super personne. Mais j’imaginais que cela se fasse dans d’autres conditions. Au final, après discussion avec le club, on s’est mis d’accord pour que je reste. J’ai notamment eu une discussion avec Arbnor Ejupi qui m’a convaincu. J’ai accepté en me disant aussi que j’aurais moins à gérer et que ça me prendrait moins de temps et de charge mentale. Ça m’aurait aussi embêté de partir maintenant, car il y aurait eu un sentiment d’inachevé. Je ne voulais pas partir dans ces conditions”.

Blerian Sherifi aura dirigé son dernier match comme entraîneur principal du FC Kosova le 15 novembre dernier contre le CS Italien (victoire 1-6). © @_zuodarfoto
Place à la transition
Le désormais ex-entraîneur principal du FC Kosova est donc prêt à endosser son nouveau rôle et à prêter main forte à l’équipe et au nouveau staff en place. “On va échanger avec Kelmend et Nelson, revenir sur le premier tour. Je n’ai pas de doutes sur le fait que leur intégration se passera très bien. On a un groupe qui bosse et qui est capable de faire des super choses. Je serai là pour assurer que la transition se passe bien, mais encore une fois, je n’ai pas de doutes”. Pour savoir si cela se traduira aussi par des résultats à la hauteur, rendez-vous le 1er mars prochain, à l’occasion de la reprise du championnat de 2e ligue.
Photo de couverture : @_zuodarfoto










