« J’aimerais amener plus de jeu »

0

Michael Bleve est le nouvel entraîneur de la première équipe du FC Plan-les-Ouates. Interview.

Dimanche 8 mars, aux alentours de 16h, Michael Bleve fêtait la victoire obtenue avec Plan-les-Ouates II contre Onex II (5-1), pour la reprise de la 3e ligue. Loin de penser, à ce moment-là, qu’une promotion sur le banc de la première équipe du club l’attendrait le lendemain. Et pourtant, celui qui entraînait encore les Juniors A Inter de PLO il y a quelques mois est désormais le nouvel homme fort des Cherpines. Avec une mission qui n’est pas des moindres : aller chercher une promotion en 2e ligue inter. Mais pas que. Interview. 

Proxifoot : Tu es le nouvel entraîneur de la première équipe du FC Plan-les-Ouates. Ça te fait quoi de l’entendre ?

Michael Bleve, entraîneur de la première équipe du FC Plan-les-Ouates : “C’est une belle surprise et une super nouvelle pour moi. Depuis que j’ai quitté l’académie du Servette FC, j’ai toujours su que je voulais prendre une 2e ligue. À l’été 2024, lorsqu’Helder avait été nommé, j’avais également postulé. J’avais finalement pris les A Inter, puis j’ai repris la Deux cette saison. Mais les gens qui m’ont accueilli et qui sont en place à PLO m’ont toujours dit que la première équipe serait la suite logique. Je ne pensais toutefois pas que ça allait arriver si vite. Et encore moins maintenant. J’étais sur un projet de 2-3 ans avec la deuxième équipe. Je suis très content de cette nomination, car ils auraient pu prendre quelqu’un de l’extérieur pour atteindre cet objectif de montée”.

 

 
 
 
 
 
Voir cette publication sur Instagram
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Une publication partagée par FC PLO 1930 (@fcplo1930)


Comment le club t’a-t-il présenté cette opportunité, concrètement ?

“Lundi soir, Angel (Bua, directeur sportif, ndlr) m’a contacté pour me dire qu’ils s’étaient séparés d’Helder. J’étais hyper surpris. Puis, ils m’ont proposé le poste, en me disant qu’ils comprendraient si je voulais rester avec la Deux, car ça fonctionnait bien cette saison. J’ai tout de suite dit que, si c’était simplement pour un “projet montée”, je préférais garder la Deux. Mais le comité m’a assuré que, même si cet objectif de promotion ne devait pas être atteint, on allait pouvoir travailler pour la saison prochaine, et que j’allais pouvoir mettre en place la même philosophie que j’avais avec la Deux, à savoir celle d’inclure un maximum de jeunes du club”.

À quel point as-tu suivi la première équipe jusqu’ici cette saison ?

“Cette saison, je l’ai beaucoup plus suivie que la saison dernière, étant donné que j’entraînais la Deux. On avait une très bonne relation avec Helder, et plusieurs joueurs transitaient entre les deux équipes. Je connais déjà certains joueurs. Mardi soir, j’ai dirigé mon premier entraînement et ça s’est super bien passé (Michael Bleve a également dirigé l’entraînement mercredi 11 mars au soir, ndlr). Je n’ai pas l’impression que c’est une équipe qui est malade ou au bout du rouleau mentalement, mais peut-être que c’est simplement une équipe qui avait besoin de changement, de voir autre chose. C’est ce que je vais essayer de faire, apporter autre chose”.

Amener quoi ?

“J’aimerais amener plus de jeu. Quand on allait voir la Une, c’était toujours très fort dans les deux surfaces, mais le style de jeu n’était pas hyper attrayant. Ça manquait d’une idée de jeu et de principes clairs. Il y avait une certaine rupture par rapport à ce qu’on faisait avec la Deux et dans les équipes de Juniors, à PLO. Par exemple, l’un de mes joueurs (Ludovic Gallay, ndlr) est monté avec la Une cet hiver et s’est retrouvé dépaysé. J’aimerais qu’il y ait une continuité entre ce que fait la Une et ce que font toutes les équipes du club, pour que, quand des jeunes montent, ils sachent à quelle identité de jeu ils auront affaire”.

Interview de Michael Bleve en mars 2025, lorsque ce dernier entraînait les Juniors A Inter de PLO : 

Est-il réaliste de vouloir entreprendre tous ces changements en même temps qu’une mission montée ?

“La mission montée reste d’actualité, mais je ne pense pas que le fait d’avoir un style de jeu et une idée de jeu ne puisse pas aller de pair avec celle-ci. Ce n’est pas parce qu’on veut davantage jouer que le résultat doit être différent. Le plus important, pour moi, c’est le plaisir. Si tu prends du plaisir à faire les choses, le résultat vient tout seul. Il y a des manières de gagner en se faisant plaisir. On ne veut pas gagner sans avoir joué. Si ça prend vite, ça sera très bien. S’il faut que ça prenne plus de temps, ça prendra plus de temps. Je ne veux pas non plus tout changer. Helder a apporté énormément de choses à l’équipe”.

La direction a changé d’entraîneur car elle souhaite monter. Et la mission t’a été confiée. À quel point ressens-tu de la pression ?

“Quand on m’a appelé la première fois, je l’ai sentie. Après, j’ai eu 2-3 téléphones du comité pour me tranquilliser et me dire que, même si on n’atteignait pas cette montée, je ne devrais pas changer ma manière de travailler. Je ne me mets donc pas plus de pression que cela. Je pense surtout que je devrai changer de rôle : passer de celui de formateur à celui d’entraîneur. J’arrive dans un contexte où les joueurs n’ont plus forcément besoin d’être formés”.

Et tu n’appréhendes pas ce changement de réalité ?

“Non, car même quand je faisais de la formation, je faisais en sorte que cela nous profite aussi d’un point de vue des résultats. On a eu des bons résultats avec les A Inter et la Deux, à PLO. J’ai atteint la demi-finale de la Coupe de Suisse à Servette en tant qu’assistant chez les M-16… Le tout en proposant toujours un jeu attractif. Je pense vraiment qu’il y a moyen d’être attractif et compétitif”.

Tu penses que ce n’est pas toujours le cas en 2e ligue, ou plus largement dans le foot des adultes ?

“J’ai souvent l’impression qu’on ne maîtrise plus les matchs, et que la différence se fait au niveau des individualités. Celui qui a les meilleurs joueurs gagne. Ou celui qui est le plus fort physiquement. Je trouve parfois cela dommage”.

Quelle sera la clé pour rattraper le retard que vous avez pris sur Veyrier ?

“Pour moi, ça va se décider lors deux prochaines journées. Si on fait 6 points et qu’on revient à -4 de Veyrier, ça leur mettra la pression. Mais on ne veut pas regarder trop loin trop vite. Tant que ça sera mathématiquement possible, on va y croire, bien qu’on sache que ça sera dur”.

Le calendrier qui attend PLO d’ici la fin mars. Avec un Veyrier – PLO le 22 mars !

Photo de couverture : Giuseppe Velletri

Share.

Comments are closed.