Après sept saisons avec la première équipe d’Etoile Carouge, celle qui restera la première fille à avoir rejoint le club de la Fontenette a choisi de poursuivre son parcours ailleurs. Entretien.
Une page se tourne, à Etoile Carouge. Il y a une vingtaine d’années, à une époque où le club ne possédait pas encore de section féminine, Leila Marrel devenait la première fille à s’y inscrire. De ses premiers pas à la Fontenette avec les garçons à ses sept saisons de suite avec la première équipe féminine, la Genevoise en a vu de toutes les couleurs avec ce club, à qui elle fait aujourd’hui ses adieux. “J’avais besoin de nouvelles ambitions, de choses plus concrètes et d’un nouvel environnement pour repartir après ma blessure”, nous glisse-t-elle. Entretien.
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Un parcours riche, mais semé d’embûches
Bien qu’elle puisse être estampillée de clubiste, Leila Marrel a connu d’autres aventures que celle stellienne. Pendant sa jeunesse, la défenseure genevoise a transité par le FF Chênois et les sélections de l’ACGF, et ce jusqu’en M-16. Elle a ensuite rejoint le Servette FC Chênois Féminin et son équipe réserve en 2017, avant de redevenir carougeoise en 2019.
Mais la trajectoire de Leila Marrel dans le football genevois a malheureusement aussi été caractérisée par des blessures, souvent à des moments charnières. Qu’il s’agisse de la rotule (2017) du ménisque (2023) ou des ligaments croisés (2025), son corps ne l’a pas toujours supporté dans sa progression. “Mes blessures sont toujours arrivées à des moments importants pour moi. C’était comme un coup de massue à chaque fois que j’approchais d’un objectif que je m’étais fixé”, explique la Genevoise. “Mais ça m’a aussi permis de développer une résilience et beaucoup de discipline”.

En 2023, Etoile Carouge et Leila Marrel décrochaient une montée historique en LNB.
Sur et au bord du terrain
Si Leila Marrel a trop souvent été contrainte de laisser les crampons de côté au cours des dernières saisons, elle n’est pas restée loin des terrains pour autant. Le parcours de la jeune femme aux origines italiennes et marocaines dans le football genevois ne s’est en effet jamais limité à celui de joueuse, pour celle qui entraîne la jeune génération depuis 2015. À l’académie du Servette FCCF, d’abord, puis avec les sélections féminines de l’ACGF, et ce jusqu’à aujourd’hui.
“Ce rôle m’a permis de garder cet amour pour le football même quand ça devenait personnellement compliqué en tant que joueuse”, explique-t-elle. “Mon parcours et mon expérience personnelle de joueuse m’ont aussi permis de ne pas transmettre ce que j’ai pu endurer, en faisant passer l’humain en priorité”.

Leila Marrel est engagée en tant qu’entraîneure depuis bientôt 10 ans. Elle possède le diplôme B UEFA.
Retrouver le plaisir
Trop superstitieuse pour dévoiler elle-même l’identité de son futur club (hors du canton de Genève, mais toujours au bord du lac, ndlr), Leila Marrel tient surtout à remercier Etoile Carouge pour toutes ces années au club, et tous ces souvenirs accumulés. “Je suis très reconnaissante pour cette opportunité qui m’a été donnée ici, et pour les efforts fournis par le club pour nous permettre d’évoluer dans de bonnes conditions. Je suis aussi reconnaissante d’avoir croisé le chemin de personnes qui ont humainement été très présentes pour moi et qui ont toujours cru en moi. À présent, j’espère retrouver le plaisir de jouer au football et pouvoir retrouver des ambitions au sein d’un groupe”. Avant de retrouver, un jour, la Fontenette ?
Photo de couverture : @_amartinezphotos










