Dans un match important dans la course aux finales, Assens a laissé passer une belle occasion face à Epalinges. Battus 2-1, les hommes d’Igor Djuric se retrouvent désormais à six points de la 2ème place, dans un sprint final où chaque point compte.
Comme le FC Aarau en Challenge League, qui voit la promotion lui échapper de peu depuis plusieurs saisons, Assens vit une situation similaire en 3e ligue : toujours dans le coup, souvent proche, mais rarement récompensé au moment décisif. Une nouvelle fois, les hommes d’Igor Djuric ont vu une opportunité leur filer entre les doigts.
Assens a encore laissé filer de précieux points dans la lutte pour le haut du classement. Battus 2-1 ce week-end, les hommes d’Igor Djuric voient leur objectif se compliquer, même si rien n’est encore mathématiquement terminé. Cette défaite s’inscrit dans une saison qui ressemble de plus en plus aux précédentes : celle d’une équipe régulière et compétitive, mais incapable de franchir le dernier palier.

Comme souvent ces dernières saisons, Assens se retrouve à la croisée des chemins. @portillavisuals
Objectif sous pression
Interrogé après ce coup d’arrêt, Igor Djuric refuse de tirer un trait sur la course aux premières places. Malgré le retard accumulé, le coach insiste sur le fait que la dynamique peut encore s’inverser, à condition de retrouver rapidement de la régularité.
« L’objectif est toujours de figurer dans les deux premiers. On a égaré quelques points en route et aujourd’hui on se retrouve à six points des finales, donc c’est forcément plus compliqué », a-t-il admis. « Mais il reste encore beaucoup de matchs, ce n’est pas le moment de lâcher ».
Dans le vestiaire, le message est donc clair : la situation n’est pas idéale, mais elle n’est pas irréversible. Le championnat reste ouvert, et l’objectif est de ne pas laisser l’écart se creuser davantage avec les équipes de tête. L’enjeu est désormais autant comptable que mental, avec la nécessité de relancer une dynamique positive rapidement.
Le palier qui manque
Au fil des saisons, Assens s’installe dans une forme de régularité qui finit par devenir paradoxale. L’équipe est souvent dans le bon wagon, capable d’enchaîner les bonnes performances, mais peine à concrétiser ses saisons.

Les coéquipiers de Samuel Rime ont pris l’habitude de trop concéder à leurs adversaires dans les moments-clés. @portillavisuals
« Il y a de très bons joueurs à Assens. Ce sont des coéquipiers qui se connaissent depuis longtemps. Ils ont tous l’habitude de jouer ensemble », a-t-il rappelé. « Maintenant, il manque un petit peu cet esprit de la gagne. Ne rien laisser à l’adversaire durant chaque rencontre. On y travaille, et à un moment donné, ça va tourner ».
Le constat est assumé en interne : ce n’est pas la qualité globale qui pose problème, mais la capacité à gérer les moments décisifs. Dans les matchs importants, ceux qui font basculer une saison, l’équipe n’arrive pas encore à faire la différence de manière constante. Un détail qui finit par coûter cher dans la lutte pour le haut du classement. Un aspect que le staff travaille au quotidien, convaincu que l’expérience et la répétition finiront par faire basculer la tendance.
Le mental en question
Pour Igor Djuric, cette répétition des scénarios n’est pas uniquement liée au football joué sur le terrain. Elle s’explique aussi par un état d’esprit marqué par les saisons précédentes. « C’est plus un aspect psychologique. Les joueurs savent très bien où ils doivent aller, mais quand tu as cet objectif depuis plusieurs saisons, tu te mets forcément une pression supplémentaire », a-t-il analysé. « Et parfois, tu ne joues pas totalement libéré ». Cette pression, bien que naturelle dans un groupe ambitieux, devient un facteur à gérer. L’encadrement insiste donc sur la nécessité de garder de la simplicité dans les matchs, sans surjouer l’enjeu, pour passer l’épaule dans ces moments-clés.

Comme le demande son coach, l’équipe doit maintenant passer un cap sur le plan mental. @portillavisuals
Une exigence constante
Dans ce contexte, le staff ne change pas son approche. L’objectif reste d’imposer une intensité constante, indépendamment du classement et de l’adversaire. « Chaque match peut durer 95 minutes. Ce seront de véritables combats », a martelé Igor Djuric. « Il faut se battre comme si c’était une finale. C’est comme ça que ça tournera en notre faveur ». L’idée est de ne pas entrer dans une spirale de calculs, mais de rester concentré sur la performance du week-end, en répétant les efforts pour faire basculer les matchs serrés du bon côté.
Un effectif solide
Sur le plan de l’effectif, Igor Djuric se montre globalement satisfait. Le groupe est compétitif, équilibré, et capable de jouer les premiers rôles. Mais la saison a été perturbée par des absences importantes. « Je suis très content de mon mercato », a-t-il concédé. « Après, on a perdu des joueurs importants sur blessure pour toute la saison. Ce sont des choses qu’on ne veut pas vivre, mais on doit faire avec. On a un effectif solide, compétitif, paré pour l’objectif. Le fin mot de l’histoire, c’est le travail ». Ces absences ont forcément influencé certaines rotations et automatismes, mais le coach refuse de s’en servir comme excuse. Pour lui, la réponse doit venir du terrain, dans l’investissement et la régularité.

