La formation de la Côte l’a fait. Après avoir douté pendant une bonne partie de ce deuxième tour, elle s’est relevée avec l’arrivée de son nouveau coach et a terminé la saison en trombe. Au point d’euthanasier son rival Terre Sainte (2-8).
La fin de saison des Corbeaux se résume presque à elle seule par les chiffres. 32 buts inscrits sur les six derniers matchs pour sept encaissés seulement. Un contraste saisissant avec les cinq premières journées après la reprise, où l’équipe a toujours dû aller chercher le ballon entre deux et quatre fois au fond de ses filets. Le changement d’entraîneur a provoqué une véritable prise de conscience au sein du groupe.
Démarrage en trombe
S’il est un domaine dans lequel Crans a progressé en cette fin de saison, ce sont bien ses entames de match. Dès les premières secondes, les Corbeaux ont pris leur adversaire à la gorge. Très actifs sur les côtés, les visiteurs ont rapidement mis leur adversaire sous pression. Une domination rapidement récompensée par l’ouverture du score de Noah Campbell sur une tête puissante à la réception d’un coup franc venu de la droite botté par Sam Girardin (23′, 0-1). Le buteur a également offert un rebond à son capitaine, Florian Nassisi, qui en a profité pour doubler la mise juste avant la pause (42′, 0-2).
« Nous méritons ce qui nous arrive, particulièrement par rapport à d’autres saisons où on a frôlé les finales de promotion », a-t-il affirmé. « Quand on a changé de coach, on savait qu’il nous restait six matchs qui avaient tous le poids d’une finale. Cela fait plaisir de terminer ainsi ».
Un festival de tirs
Ce deuxième but juste avant la pause a définitivement fait basculer la rencontre. Déjà passeur sur l’ouverture du score, Girardin a fini par trouver la faille au sein d’une défense dépassée (49′ 0-3), avant d’inscrire un doublé d’une superbe frappe enveloppée (51′, 0-4). Campbell a inscrit trois autres réussites (59, 0-5 / 68′ 0-6 / 70′ 0-7), avant que Nassisi n’inscrive le dernier but des siens sur penalty (80′, 0-8). Terre Sainte a réduit le score à deux reprises en fin de match, alors que le suspense était déjà mort et enterré.
« On a connu une période compliquée, mais le changement opéré au sein du staff a véritablement tout changé », a-t-il déclaré. « On a été présents dans les moments où ça comptait. Tout le monde tire dans le même sens, et cela porte ses fruits aujourd’hui. Nous savons désormais ce qu’il nous reste à accomplir. On mettra tout notre cœur à l’ouvrage lors de ces matchs et on fera au mieux ».
Enfin, Nicolas Spörri, qui avait pris ses fonctions au lendemain de la large victoire contre La Vallée de Joux, peinait à trouver les mots au moment de l’analyse. « On ne pouvait pas rêver meilleur scénario », a-t-il admis. « On était déjà bien lancés avec ces cinq victoires consécutives. Après une bonne entame de match, le deuxième but juste avant la mi-temps, accompagné des deux réussites de Girardin, a mis fin à tout suspense. Tout ce que j’ai fait en cette fin de saison a été de ramener un peu de confiance dans le groupe. Après la victoire contre Gingins, le groupe s’est complètement libéré ».
Selon son entraîneur, l’équipe aborde ces finales dans les meilleures dispositions. « On a déjà dû négocier six matchs couperets de suite », a-t-il souri. « Sur le plan mental, on ne pouvait pas se trouver en meilleure disposition ».
Crans, comme tous les finalistes, connaîtra ses adversaires mardi soir lors d’un tirage au sort qui aura lieu au siège de l’ACVF.
