Les demi-finales de la Coupe vaudoise masculines comme féminines se disputent ce mercredi 22 avril. Aucune de ces quatre confrontations ne se déroule entre deux équipes de même catégorie. Une source de méfiance supplémentaire pour les favoris.
Si le tableau féminin a déjà vécu ce scénario la saison passée, avec deux équipes de 3e et 4e ligue présentes dans le dernier carré, le masculin ne présentait qu’une seule formation de division inférieure en la personne du FC Assens. Cette année, les deux formations de 2e ligue affrontent deux équipes de 3e ligue. Chez les femmes, les deux meilleures formations de 2e ligue inter croisent le fer avec deux équipes également de 3e ligue.
La fin du rêve … mais pour qui ?
La Sarraz II – Forward-Morges 20 h
Terrain de La Sarraz, En GraveyMikaël Duperret, coach de La Sarraz : « L’intégralité du parcours jusqu’ici est incroyable. Echallens II (2e) en tour préliminaire (4-1), Montreux-Sports (3e) au 1er tour (0-6), Donneloye (3e) en 1/16 finale (2-0), Bursins (2e) en 1/8 aux tirs aux buts, et enfin Thierrens (2e) en 1/4 (4-1). Lorsque tu arrives à ce stade de la compétition, tu joues à fond, sans te poser de questions. Forward-Morges a fait ce qu’il fallait cette saison pour remettre en place un état d’esprit. Nous n’avons rien à perdre en tant que formation de 3e ligue. Après la qualification contre Montreux, j’ai demandé une implication totale aux joueurs, de sorte à ce que l’on puisse jouer sur les deux tableaux. J’admets également qu’il est plus facile de maintenir cet état d’esprit quand on gagne. Vendredi contre Cheseaux (victoire 0-3), j’avais cinq joueurs qui figurent parmi les titulaires habituels sur le banc au début du match. La clé sera uniquement mentale. Si les joueurs conservent l’attitude adoptée en championnat, et que la réussite nous accompagne on peut passer ».
Mikaël Duperret et la Sarraz ont la conviction de pouvoir répondre présent.
Jordane Stark, coach de Forward-Morges : « Passée l’émotion de la qualification contre Racing, on se re-concentre sur la suite. Il fallait parvenir à faire abstraction de tout ça, car il y a une course aux finales à jouer. La meilleure préparation pour ce genre de match était d’entretenir une dynamique de la victoire. C’est ce qui a été fait avec la victoire de ce week-end. Notamment lors du dernier match, on était partagés entre l’idée de faire tourner l’effectif mais de rester compétitif. Nous avons néanmoins la chance d’avoir un effectif de qualité. En faisant la différence assez tôt dans le match, on a pu gérer l’effectif en même temps que le résultat. On peut faire tous les plans technico-tactiques qu’on veut, mais c’est une question d’envie. C’est une demi-finale. On peut toujours mettre des ingrédients supplémentaires, mais l’engagement le jour J est primordial. Le club est satisfait, car c’est une échéance importante. Il y a un engouement incroyable autour de cette rencontre, et c’est à nous d’en être digne. De plus, la finale se joue à côté de la maison, à Echichens. Toutes les étoiles sont alignées. Maintenant, à nous de faire ce qu’il faut ».
Jordane Stark est en train de réussir son pari à Forward-Morges. @juanjo_creation
Une troisième finale en quatre ans ?
US Terre Sainte II – FC Genolier Begnins 20 h
Centre sportif de FounexMelchior Tirado, coach de l’US Terre Sainte : « S’il y a une équipe qui est la plus difficile à battre c’est bien eux. C’est un magnifique défi pour nous. La clé sur un match de Coupe se trouve dans la motivation, la volonté, la concentration. Mais aussi dans le contrôle de ses nerfs. Si on n’a pas ce supplément d’âme, c’est simple : on perdra. Pour nous l’adversité que nous connaissons en championnat ne peut être qu’un atout. Car si nous avons l’occasion de disputer les finales de promotion, ce sont des matchs de ce niveau qui nous attendront. Il n’y a que du bon. De plus, nous retrouvons la Deux de Genolier-Begnins ce dimanche en championnat (14 h), tout comme nos seniors en Coupe cette semaine. Il n’y a pas eu de gestion particulière au niveau de l’effectif. Ce n’est pas parce qu’une semaine anglaise intervient dans la saison qu’il faut tout chambouler. Nous n’avons affronté aucune équipe de 2e ligue jusqu’ici. Si on veut monter, on doit pouvoir prouver qu’on a le niveau face à ces formations-là. Que le meilleur gagne ».
Melchior Tirado est excité à l’idée du défi qu’il qualifie comme maximal en BCV Cup. @portillavisuals
Xavier Hochstrasser, coach de Genolier Begnins : « Dans notre position, j’estime que nous n’avons pas le droit à l’erreur. L’histoire récente du club en Coupe nous donne à tous envie de revivre la même expérience. Surtout à un stade où l’équipe s’est rajeunie. Et ces formations de 3e ligue sont toujours munies de bons joueurs. J’ai le souvenir d’une demi-finale très compliquée contre Napoli Vevey il y a deux ans, malgré la qualification (0-3). Il faut respecter l’adversaire, tout donner, prendre ce match au sérieux. Au moment du tour préliminaire, ce n’était pas forcément un objectif pour le groupe. Mais maintenant qu’on est en demi-finale, tout le monde veut aller au bout ».
Xavier Hochstrasser met une grande exigence sur son groupe à l’approche de cette échéance. @sportbeyondlens
Un air de revanche
AF LUC Dorigny F – FC Etoy F 20 h 30
Centre sportif DorignyEmmylou Michoud, coach assistante LUC Dorigny : « Les joueuses se réjouissent et en même temps elles sont un peu impressionnées. Il y a une réelle envie d’en découdre et de sortir un grand match. Elles croient en elles, et en même temps il y a une appréhension légitime. Nous avons privilégié des entraînements légers pour éviter une surcharge physique. Sur le plan mental, nous sommes conscients de n’avoir rien à perdre. La pression est sur les épaules d’Etoy. Il faut miser là-dessus. On essaye également de tirer le plus de positif de leurs dernières prestations à l’approche de ce défi, pour qu’elle puisse tabler sur cela. Il se peut qu’il y ait un peu plus de discours individuels avec certaines joueuses, mais c’est un groupe soudé. Les joueuses parviennent également à se stimuler entre elles. La clé sera mentale et de réussir à se mettre l’espace d’un soir au niveau de l’adversaire. On sait qu’Etoy a déjà été éliminée l’année passée par Aigle, formation de 4e ligue. Nous avons l’exemple à suivre ».
Emmylou Michoud et le LUC ont l’exemple à suivre en la personne du FC Aigle qui avait éliminé Etoy de la Coupe la saison passée.
Gregory Chaumont, coach du FC Etoy : « On aborde ce match avec confiance. Nous sommes invaincus depuis une quinzaine de rencontres. On arrive avec l’idée d’imposer notre jeu, tout en sachant que le staff de coachs adverse nous connaît bien. Il faudra donc être malin de ce point de vue-là. Les matchs de Coupe représentent toujours un contexte différent, mais c’est dur à préparer. Cette compétition est l’objectif principal que les joueuses se sont fixées. Il faut gérer cette motivation pour qu’elle ne transforme pas en pression inutile. Nous n’avons pas un effectif illimité au niveau du nombre, mais je peux compter sur tout le monde. Ce niveau homogène permet de pouvoir compter vraiment sur tout le monde ».
Gregory Chaumont et Etoy veulent imposer leur jeu dans cette demi-finale. @juanjo_creation
La chute de l’ogre ?
Lausanne Nord Academy F – FC Thierrens F 20 h 30
Terrain de Grand-VennesStefano Capucci, coach de Lausanne Nord Academy : « La priorité numéro une est mise sur le championnat. Il n’y a donc pas de pression particulière vis-à-vis de ce match. Thierrens est une équipe qu’il faut respecter, surtout dans ces matchs-là où le niveau s’équilibre. La différence de ligue ne veut rien dire à ce stade ».
Stefano Capucci ne fait pas une fixette de cette Coupe vaudoise.
Christian Leuenberger, coach du FC Thierrens : « On se positionne de manière normale pour un petit qui affronte un grand. C’est un match bonus dans notre saison, on n’en fait pas une fixation. Il y a un mélange de pression, d’excitation et de crainte chez les filles. La clé sera de bien travailler en équipe, d’attaquer et de défendre en bloc. Nous avons disputer des matchs de préparations contre des formations de 2ème ligue inter, Nous savons donc à quoi nous attendre ».
Christian Leuenberger et son assistant ne mettent aucune pression sur leur groupe.
Photo de couverture : @juanjo_creation








